LIVRE SECOND. l^X
une grande autorité ; ih rçcoaiinenoèrfint; ijlç nouvelles négocmtionf avec le Roi. C^ prince eut la liberté de voir quelques seigneurs d^ son parti , et sur^tput lord Ûri»pnde > 9iv:iiçn gouverneur d'Irl^ode, et lord Capel , si Qdkh k sa cause. Ooimvell > qui continuait de visiter le Bai » ne se bâtait p^s de conclure le traité. Il disait qu'il iaflait auparavai^t purger la chambre de tous les u^mhp^s waJveiUauts.
Ireton parlait de mà^ie ; et tous d<?ux f avec cet emploi de baffies gllusious qui leur était ÎEUiiilier t juraient de purger la cbauibre f de manière k lui donner la constitution néeeaaaire pour l'intérêt de sa n^ajesté» Pendant qu'ils alléguaient divers motifs de retard , la haine de la royauté augQientait dans Farmée.
Les agitateurs répétaient que , puisque le Roi avait rejeté leur^ premières propositions , ils n'étaient plus engagés, ils ne devaient plus OMieulter que leur salut et Ip bi^n public 9 et qu'en vertu du pouvoir que leur avait donné le droit de Fépée , il fallait abandonner la monarchie , et mettre l'Angleterre en république. Ces déclamations étaient mêlées d'in-
iSa HISTOIRE DE GROMWELL.
jures contre Ireton et Cromwell ; et ils menaçaient d'arracher le Roi des mains de ces deux ti^aitres. A travers les contradictions des mémoires contemporains, il semble assez vraisemblable que Cromwell (i), craignant qu'une nouvelle entreprise, semblable à celle de Joyce, n'enlevât le Roi de Hamptoncourt , conseilla à ce prince de fuir et de chercher une autre retraite. Peut-être ce conseil n'avait-il pour objet que d'irriter la haine de l'armée contre le Roi. Cromwell écrivit au colonel (2) Whalley , son parent , et chargé de la garde du Roi , que la vie de ce prince était menacée. Whalley communiqua cet avis à Charles, et le soir même le prince s'échappa de Hamptoncourt-, laissant une lettre pour le parlement. U disait , « que la liberté , ce bien généralement « désiré , n'était pas moins nécessaire aux Rbis a qu'au reste des hommes. Il avait long-temps « souffert la captivité , dans l'espérailce que « cela pourrait servir à la paix; mais eprou-
(i) Memoirs of Denzil lord Holles, p. i85.
(2) Tdem^ p. 187.