LIVRE TROISIÈME. r6l
écrivit aux deux chambres; il déclarait que, chrétien et Roi , il ne pouvait consentir à Tabolition de l'épiscopat , et il repoussait égsh lement l'aliénation des terres ecclésiastiques, comme un sacrilège (i). Du reste, il consentait à remettre au parlement l'autorité sur la milice, pendant son règne, pourvu qu'après 1647. lui ce commandement revint à la couronne.
Cette lettre promettait beaucoup d'autres to^ lérances, dont personne ne savait gré à la faiblesse actuelle du Roi, et qui n'auraient pas rassuré contre le retour de son pouvoir. Le parlement y répondit par quatre résolutions, dont la dernière rendait la royauté impossible ; elle laissait aux chambnes seules le droit de s'ajourner à leur gré. Le Roi , appre-' nant la punition des niveleurs , crut pouvoir y trouver un motif d'espérance. Il fit partir Berkley, pour réclamer de nouveau la parole de Cromwell et d'Ireton. On dit que cet envoyé, admis au quartier-^général, présenta des lettres à Fairfax, qui lui répondit, après les avoir
(i) The Parliamentary histoiy, ▼. xTi, p. 348. L if
l6ft HISTOiaC BE CEOMWELL.
lues : tx Souft ecmuoDs Fuittëe du pariement , et fliins ne pcMffOBS lîen xlédder 6ai» luL » «e<àlejr, toumahit aloi« ses 9egssrà% vers Ireton «rt: ÇrOnafvrdUi (i), ae vît sur leur ^age que ïexfÊMSMû de hk froideur et du dédain* Quoi qu'îi en aok de ce vésU^ oa ne peut douter que JVeapnt f^énéral de ranaée ne fiât opposé au rétdiflissement de la nonardiie. Les déclarations de chaque régiment étaieiiLt pleines d'une Aimur de fauMlisiiie et d'anarchie, que les dieSi Miiuieni; eu de la peine à surmonter. Cmmwell , après avoir frappé les niveleursy flatta ia passion qui fes «mimait. Le jugement dn fiot lâak dés4or6 résolu parmi les principaux officîere. LudloYT pa^le d'une réunion militaire, ^ù ee grand objet fut discuté quelque temps «après la faite du Boc On a dit que Oomwdl ne s'y détenssinaqu'aTec répugnance, qu'il -aurait voulu obtenir^ pw le rétablissement du Roi , de grandes récompenses personnelles r, et n'abandonna cette ambition que faute . de pouvoir se confier à la parole et à la
(i) Menoîr» of Ludlow, v. i , p. «(6.