‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 69 sur 160 · LIVRE TAOISIÈHB. l · texte numérisé non relu

LIVRE TAOISIÈHB. l

reconnaissance de Charles. Toute la poUUque de Crom well , el Tardetir qu'il mît à poursuivre la mort du Boa, démcDilieBt aa^cz de' paveilleis coBJectorea» Ce qu'il eaA plua dil&fiW d'expliquer^ c'est k refas du Aoi d'accepter la proposition dn parkmeut. i647-

U eat waâ que, $k ee pnncQ élait pri^ouoier, l'Ecosse méoûnteMe protestait eu aa iaveor.

Une grande partie miam du peuple allais désirait la paix et le retour du Roi. Les royalistes avaient easayé plusieurs tautativea pour l'enlever de 111e de Wi^t Ainsi ^ quoique la fortune de ce prince fut bien déplorable^ elle pouvait ckanger par une révolution soudaine; et il préfiérait cette espérance à la certitude d'une paix humiliante pour le trône. Le refus du Roi fit édater dai^ la chambre des communes, de menaçantes animosités;. et Cromwell montra pour la première fois toute sa haine. Ireton et lui déclarèrent : « Que « le Roi se dénonçait lui-même le tyran de « son peuple; que la patience n'avait servi à « rien; qu'il fallait gouverner sans lui» et qu'on « attendait du patriotisme de la chambre des

i64 HISTOIRE 1>E CROMWELL.

' tt résolutions dignes d'une assemblée à laquelle u la nation avait confié son salut. » « J'ai toujours « reconnu le Roi, ajouta Cromwell, pour un <c esprit supérieur , mais pour un homme faux ce et très-habile à feindre. » Cromwell rappela qu'au moment où ce prince paraissait se rapprocher des deux chambres , et s'en remettre à leur sagesse, il entretenait des négodations seicrètes avec Içs commissaires écossais , et cher* chait à embarrasser l'Angleterre dans une nouvelle guerre. En conséquence, il proposa, qu'il ne serait plus présenté d'adresses au Roi, ni r«çà de messages de sa part. C'était placer le Roi dans Une espèce (i) d'interdit, qui^ toihpant toute espérance de paix, devait: tôt ou tard amener son jugement et sa mort Cette proposition trouva beaucoup de résistance ; elle fut «raportée.par une minorité violente, qui dominait^la chambre, et par l'as-^ cendant de l'armée, dont Xromwell fit plus d'une fois intervenir le souvenir et la .volonté. « Ayez soin , dit-il , quand l'armée se sacrifie

(x) Memoirs of Denzi) lord Holles, p. 200;

Page 1