‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 71 sur 160 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

lui dire, qu'il savait bien cajoler les Républicains quaqd il avait besoin d eux. Cromwell en fureur répondit que les Républicains étaient des orgueilleux , et n'avaient de puissance que dans leur imagination. Ces paroles altières, et la réplique modérée (i) que fit Ludlow montrent assez la domination de Cromwell. Cet homme préparait déjà, par des mépris, l'esclavage des Républicains 9 dont il avait encore besoin pour immoler le Roi.

Malgré l'usurpation violente de l'armée, et les résolutions funestes qu'elle avait dictées au parlement , les Presbytériens reprenaient quelque pouvoir dans la chambre. des communes. Cromwell les ménageait encore. U fit nommer commissaire du sceau , Whitelocke qui tenait à ce parti , mais dont il connaissait la craintive modération. D'autres Presbyté-r

(i) I told him, it was not new thing to hear truth calamniated, and that thongh the common wealth-men were fallen under his dispieeuure , I would take tlie liberty to say, that they had always been and ever would be considérable, -where there was not a total défection from honesty , generositjr, and ail trae yertue , which I hoped was not yet onr case. Memoirs of Edmund Ludlow^ y. i^ p. 14 !•

riens plus redoutables, ceux même que Farmée avait frappés d'exclusion , rentrèrent dans la chambre. HoUes quitta sa retraite, et reparut avec les mêmes opinions et le même courage. Une juste animosité lui fit provoquer Iretôn au milieu de rassemblée. La chambre intervint, et leur défendit un dud (i), que, suivant d'autres récits, breton rdiusa par scrupule de conscience.

Cependant le zèle des partisans du trône semblait rallumé de toutes parts. Les anciens royalistes , poursuivis et flétris êow le nom de cavaliers , conspiraîait ouvertement contre une paix , qui n'était pour eux qu'une odieAse oppression. Beaucoup d'crfficiers parlemcsiUires réformés, et devenus royalistes pour «voir oc* casion de reprendre les armes, agittûent le peuple dans les comtés. Plusieurs fcort^resses s'étaient révoltées au nom du Roi. De nombreux pétitionnaires venaient assiéger I4 porte du parlement, et réclamaient un traité avec le Roi. La ville de Londres, accablée d^impôts et

(i) Lndlow*f memoirs, ▼. i, p. a44*

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