‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 78 sur 160 · LIVRE TROISlilME. IJ · texte numérisé non relu

LIVRE TROISlilME. IJ

riens et la violence de rarmée. Il fut alors secondé par Ireton; ce n'était pas, sans doute, que le gendre de Cromwell eût des desseins plus modérés : mais il semble que sa politique était moins impétueuse , et sa haine plus patiente.

Cependant , ceux des Républicains qui n'étaient pas trop aveuglés par la* fureur de la vengeance, virent, avec un mélange d'indignation et d'efBx)i, la violence exercée sur leurs collègues. Quelques-uns cessèrent de se montrer dans une assemblée qui n'était plus libre; d'autres y vinrent pour conserver encore l'image du parlement, et prévenir la réunion de tous les pouvoirs dans la main de l'armée. En efFet, depuis ce jour, les commune^ ne firent plus qu'enregistrer les volontés de l'armée. On vota que la résolution , pour rappeler les treize membres mis en accusation par l'armée , était inconstitutionnelle et dangereuse ; on vota de nouveau qu'il ne pourrait plus être présenté d'adresse au Roi ; on vota que toute communication avec le Roi était déshonorante et contraire au bien de la

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nation. JBf^n , la chambre , pour donner une mai^que de respect à ses nouveaux maîtres, révoqua une orflonnance qui rétablissait la mi|ice, comme ayant été faite dans Tinten* tion de détruire l'armée. On ix]|terdit et on déclara séditieuse une protestation des membres prisonniers; mais aucun dtevçL pfiiivX jugé, et quelques-uns rent;rèrent dans la cbamb^re, en souscrivant à la résolution qui 4éfendait tout traité avec le Roi. Daubes, plus particulièrement odieux A l'armée , furent ,favQrisés dansleiu* fuite, et se retirèrent en Hollande auprès du jeune prince de Galles. On y Qt peu d'attei]^tiQn ; le grand objet , c estait la personne du Roi.

La mort de ce prince était résoluie depuis long-temps par Cromwell et Ireton. Tous les restes des agitateurs, tout ce qu'il y avait de plus fanatique €;t.4^ plus factieux dans l'armée, la dema,ndaient C'était le cri des sectaires forcenés qui voulaient , suivant l'expression de rÉcriture , expier le sang par le sang. Parmi les Républicains, la plupart croyaient ce crime nécessaire à l'établissement de la liberté qu'ils

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