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plus sérieux de cette obstination qui animait les membres du parlement , fut donné dans le conseil-d'état, lorsque le colonel Sydenham essaya d'y justifier la dernière violence de l'armée, en l'attribuant, suivant l'usage, à une vocation de Dieu.Bradshaw(i), consumé d'une fièvre lente , qui n'ôtait rien à l'énergie de son ame , se leva plein de colère , et déclara que , € près d'aller à Dieu, il ne pouvait entendre « blasphémer ainsi son grand nom. » Il se retira dans sa maison, et mourut quelques jours après, sans remords, mais n'ayant avili par aucune bassesse la conviction qui lui avait dicté son crime. Un autre parlementaire célèbre, Whitclocke, depuis long-temps assoupli par le despotisme de Cromwell , passa au service de l'anarchie militaire, et prit place dans un cQmité de sûreté que formèrent les généraux. Vanes et Ludlow lui-même se rapprochèrent de l'armée , qui , tout en violant la liberté, conservait la révolution; et ils se chargèrent, avec Fleetwood, de délibérer sur
(i) Ludlow's memolis, v. u, p. 655.
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la forme du gouvernement (i) le plus convenable. Ainsi la question retombait au point où gg^ Cromwell l'avait prise.
Cependant un nouvel orage se formait du côté de rÉcosse. Monk , attentif aux misérables débats du parlement et de Tarmée , épiait l'occasion de survenir à son tour. Oq ne peut douter qu'il n'entrevît déjà l'espérance de rétablir la monarchie; et, malgré la confiance qu'il avait l'art d'inspirer par ses lettres à quelques Républicains, ses intentions secrètes commençaient à se découvrir aux yeux des plus clairvoyants. La dissimulation et l'adresse peuvent bien empêcher qu'on sache un pareil projet, mais non pas qu'on le croie.
Monk , d'une famille noble , avait servi dès sa jeunesse avec distinction; et au commencement de la guerre civile , il se trouvait colonel attaché au service du Roi. Fait prisonnier par Fairfax , il subit une captivité de deux ans à la Tour de Londres, pendant que la
(i) LadloVs memoirs » t. u, p. 691.