‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 69 sur 131 · LIVRE I>IXlàllI · texte numérisé non relu

LIVRE I>IXlàllI

Richard^ Cromwell fut le premier membre nommé ; son frère , Henri Cromwell , ensuite ; tous deux avec le titre de lord. Dans cette marche tortueuse et timide vers la monarchie , le Protecteur n'osa d'abord attribuer à la chambre nouvelle aucun privilège aristocratique; mais les communes, habituées si longtemps à la puissance exclusive, furent blessées même de l'égalité; et les Républicains s'aliénèrent plus que jamais de la cause du Protecteur. Ils lui auraient pardonné plus volontiers sa domination personnelle et passagère, que le rétablissement des institutions qui, détruites avec la royauté, leur paraissaient un avant - coureur de son retour ; et , après avoir bai son ambition , qui les opprimait , ils le haïssaient pour les fautes qui gâtaient sa fortune, et pouvaient les compromettre eux-mêmes par sa perte.

La prochaine réunion du parlement montra cet écueil à découvert. Le Protecteur, pour diriger la nouvelle assemblée en donnant une récompense à ses amis, avait fait passer dans cette chambre les membres des communes

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les plus habiles et les ptlis dévoués à son pouvoir : il éprouva bientôt les conséquences de ce changement.

1657. La prééminence de la nouvelle chambre fut i658. marquée dès le premier jour, suivant Tancien usage. Le ao janvier , les deux assemblées avaient pris séance. Un huissier à verge noire vint avertir les communes que le Protecteur était dans la chambre des lords.

. L'orateur et tous les membres s'y rendirent Le Protecteur prit la parole , et se servit des anciennes dénominations, en s'adressant aux membres des deux chambres.

Si les difficultés de sa situation doi^'ent se mesurer sur un redoublement d'obscurité dans ses discours , on supposera qu'il était alors très-embarrassé. Cette observation, qui peut s'étendre à beaucoup d'autres discours du Protecteur, explique les bizarreries et le défaut d'idées qu'on y trouve. Pour rhomtne dont le génie principal est dans l'action, la nécessité de parler est souvent un obstacle, dont il se démêle avec peine. On comprend qu'alors son langage , souffrant du travail in-

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