LIVRE DIXIÈME. a
« païens, et non pas comme des chrétiens, a tous ceux qui ne sont pas soumis à telle ou « telle observance, et comme des démons, a tous les hommes qui sont hors de tel cercle, a ni les hommes ni Dieu ne peuvent souffrir «r cette inconséquence.
« Béni soit le Seigneur d'avoir, par pitié a pour nous et pour eux, placé le pouvoir «c dans des mains qui les forcent de rester en «c paix, et qui les empêchent de se déchirer « et de se dévorer l'un l'autre. »
Après avoir fait un tableau de la constitution nouvelle, et de ses avantages, l'orateur ajoute : « Une autre difficulté vient du mécon- «c tentement de quelques-uns de nos anciens « amis, qui furent et qui pourraient encore « être utiles pour nous. » Après les avoir distingués en deux partis, ceux qui se joignent aux trames des Espagnols , et ceux qui se retirent et s'éloignent , il rappelle ces derniers^ en priant le Seigneur de réunir les cœurs de ceux qui sont engagés pour la même cause, embarqués sur la même mer, et qui doivent surnager ou périr ensemble. Une violente in-
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vective contre la puissance espagnole conduit Torateur à la seule idée positive que renferme son discours , Tinsuffisance des derniers impôts , et la nécessité d'en voter de plus considérables. Les dernières paroles sont adressées au Protecteur : a Quelque grand que vous ce soyez ou que vous puissiez être, quelque a chose que vous ayez faite ou deviez faire, « tout cela ne vient pas de vous et pour vous, « mais de Dieu et pour Dieu , pour le bien ce des hommes, pour le bien du peuple de tt Dieu, entre tous les hommes. »
A ces conditions, lorateur se promet de « voir la Vérité , la Paix et la Justice s'embras- « ser l'une l'autre, et Jésus -Christ sur son a trône, au miUeu de cette terre, non pas ce de la manière littérale et charnelle , qu'ont « rêvée tant de cerveaux insensés, mais en ce esprit et en vérité. Ainsi, dit-il, remplissons, <c chacun dans sa place , nos devoirs avec a scrupule et fidéUté; et, lorsque nous aurons a fini Fouvrage que Dieu nous a donné à faire « dans cette vie, puissions-nous dans la vie « à vepir entendre une voix dé bénédiction