LIVRE DIXIÈME
Protecteur n'avaient paru mieux affermis^ Continuant, après la prise de Dunkerque, d'associer ses troupes à l'armée française et aux succès de cette campagne , il pouvait pré- i658. lever encore sur les conquêtes de Turenne le prix de son alliance , ou vendre chèrement aux Espagnols son changement et son appui. .
La supériorité de ses flottes et la terreur de ses victoires lui assuraient le respect de la Hollande ; et tel était son empire sur les Étatsgénéraux , qu'il obligeait cette république , le refuge de tous les bannis et de tous les cultes religieux , de défendre que le nom de Charles fût mêlé dans aucun temple aux prières. publiques. Par une influence appliquée à de plus graves objets , il se rendait médiateur entre la Hollande et le Portugal , qui étaient également soumis à son alliance; et il intervenait, par ses ambassadeurs , pour appaiser les différends de la Suède, son ancienne alliée, et d^ l'électeur de Brandebourg, qui avait reconnu avec empressement son élévation au protectorat. L'Italie le regardait avec terreur comme le fléau du catholicisme ; et c'était le
SgS HISTOIRE DB GROMWELL.
bruit de l'Europe , qu'il porterait bientôt la guerre jusqu'à Rome- Dans ce rapide ptogtes des àrines britanniques y les aits de la pait furent cultivés eu Angleterre, avec plUs d'éclat t[\it ne semblaient le permettre l'âpre vloleAce du gouvernement militaire^ et la tristesse de l'esprit de secte. Cromwell, san^ connaître )ed lettres aiitreinent que par l'étude canCèïif lèuie de la thédlogie ^ les favorisa de ses biefifaît^. L'université de Cambridge, dont il était chanêelier^ reçut de lui des manu^cHts pi'éclèUx. tMtm l'année la plus active dé son tégûe, âti fiiilîeti de la gueite de Flandre , et dés âgitàtioïiS intértèures de la République, oiî le voit oécupé de fonder à grands frais (l) un collège dans la ville de Durfaam, poûf facilite^ les étddèè clasëiqties à la jeunesse dû nord de l'Angletei^e. l\ étendit cette protectioti jusqu'à Flf lande; et les érudits de ce malhcuretit pays Idi Surent gré d'avoir acheté k riche bibliothèque de Févéque d'Usher, et d'en avoir fait don à l'université de Dublin.
(i) The Parliamentary history, y. ixi , p. 34o.