‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 86 sur 131 · I.IVRS BIXIÈKt. figg · texte numérisé non relu

I.IVRS BIXIÈKt. figg

Parmi les écrivains qu'il accueillit avec &yeur y la postérité nomme d'abord Milton. Maiâ en conservant près du Protecteur l'emploi qu'il avait accepté sous le parlement, Milton, suspect par ses principes, et même par ses louanges toujours mêlées d'une espérance républicaine^ tomba dans un tel oubli» qu'il est seulement désigné dans les mémoires du temps, comme tm vieux secrétaire aveugle , dom le travail n'est pas asse^ facile et asseat sàr : triste rétri-<> bution des. services , où il avait abaissé son génie. C'était pourtant aloi^s que Milton, las des factions et des tyrans, commençait son su* blime ouvrage.

D'autres écrivains moins célèbres, Nathaniel Bacon , et Francis Osborn , furent admis dans le conseil du Protecteur. Ce n'est pas là qu'il hvLî chercher Sidney, le plus constant et le plus éclairé des républicains de cette époque, Sydney, qui , suivant l'exprei^ion dont il s'est servi lui-même, dans les débats de soii mal* heureux procès , chaque jotrf de sa vie appé^ lait Cromwell tyran, et agissait en consé»

quence de cette malédiction répétée.

3oO HISTOÎRE DC GltOMWE-LL.

Le plus profond et le plus chagrin des sceptiques modernes , Hobbes , florissait à la même époque; et.c'étaitdansle spectacle de la révolution anglaise qu'il avait sur-tout puisé Ta* mour du despotisme , le mépris de la religion, profanée par tant de folies, et ce culte honteux de la fatalité et de la force , auquel il a réduit toutes les croyances et tous les droits. Embrassant le pouvoir absolu par haine pour les fureurs populaires, se réfugiant dans l'athéisme pour échapper aux absurdités des sectes, ce philosophe incrédule avait été l'un des hommes les plus dévoués à l'autorité royale, et l'un des plus ardents ennemis de toute réforme politique; il avait quitté l'Angleterre, et suivi l'infortune des Stuarts. Malgré cette oppositjion éclatante et publique , Cromwell . fut , dit-on , tenté par les principes de despotisme , que Hobbes avait établis dans son fameux Léviathan, avec toute la vigueur d'un grand esprit faussé par un paradoxe ; et ces doctrines de l'esclavage, qui s'adaptent également à tout pouvoir arbitraire, quelle que soit son origine,* le flattèrent même dans un partisan des Stuarts»

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