‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 128 sur 155 · LIVRE SIXI.èME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXI.èME

lement fut marquée dès le premier moment da retour de Cromwell. On vit aussitôt reparaître un bill,pour régler la forme. et l'époque d'une représentation nouvelle. Cromwell s'en montra le promoteur; mais il rencontrait sur ce point une résistance qu'il n'aurait pas trouvée ailleurs. Sur la seule question de savoir s'il était temps de fixer à l'avenir un terme à la présente session , l'affirmative n'obtint que deux voix de majorité ; et , lorsqu'il fallut ensuite fixer ce terme, il fut renvoyé au 3 novembre 16 54, ce qui ajournait à trois ans la démission du parlement.

L'impatient Cromwell , qui voyait cette lenteur, de la chambre à se dessaisir du pouvoir, avait cherché d'autres moyens d'influence.

Whitelocke rapporte une conférence trèsremarquable, où Cromwell réunit quelques officiers et plusieurs membres du parlement.

Cromwell, sans énoncer d'opinion, proposa la forme monarchique et la forme républicaine.

Presque ^tout le monde reconnut l'avantage d'introduire quelque chose: de monarchique dans la constitution de l'État ; aveu qui , de kt

part de tant de Républicains, pouvait indiquer seulement le progrès de la puissance de Cromwell. Mais Sir Thomas Widdrington, en s'arrétant k cet avis, conclut que cette portion monarchique devait être remise à l'un des fils du dernier Roi ; et il désigna le duc de Glocester, qui n'avait jamais porté les armes contre le parlement, et qui était alors retenu prisonnier dans File de Wight. Whitelocke eut la . franchise de soutenir la même opinion. Cromwell rompit la séance en disant : a C'est une afifaire « d'une difficulté plus qu'ordinaire ; mais je <c pense réellement que si la chose pouvait « s'accorder avec le maintien de nos droits, « comme anglais et comme chrétiens , une a constitution dans laquelle il entrerait quel- « que élément monarchique serait fort utile. 9 Depuis long-temps la nouvelle république d'Angleterre excitait l'inquiétude et la jalousie des Provinces - Unies de Hollande, dont elle avait d'abord imité l'exemple , et qu'elle effrayait maintenant de son ambition et de son pouvoir. Malgré une paix apparente , les Provinces-Unies avaient fourni des secours à la

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