‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 137 sur 155 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

La résistance qu'il trouvait dans les idées républicaines des parlementaires et des ecclésiastiques les plus dévoués à sa cause, le déterminait à ne se plus servir que de l'armée i653. pour achever l'établissement de son pouvoir.

D'une autre part, le souvenir des Stuarts rappelé même devant lui par ceux qui songeaient au retour d'une forme monarchique, l'avertit d'éloigner d'Angleterije le plus jeune des fils de Charles, le duc de Glocester, retenu prisonnier dans l'île de Wight. Cet enfant fut renvoyé en Hollande, près de sa sœur douairière d'Orange. Cette précaution prise, Cromwell ne s'adressa plus qu'à l'armée pour y trouver l'appui de ses desseins. Il inspirait ouvertement à tous ses officiers un esprit de haine et de mépris contre le parlement. Il publiait par -tout ces mêmes accusations, qu'il avait confiées à l'oreille de Whitelocke. Une réduction de mille livres sterling par mois sur la paie de l'armée, quoique opérée de l'avis même de Cromwell , augmenta cette anioiosité militaire qui s'exhalait par les termes les plus outrageux. Dans cet javilissement d«

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l'autorité législative , les flottes anglaises maintenaient au plus haut degré la gloire de FAn^ gleterre. Une nouvelle bataille , disputée troU jours, coûta soixante -dix vaisseaux à la Hoji^ lande. Ses armées étaient huniîiiées, son cohi* merce détruit , ses pêcheries interrompues ; et jtout cela pour un point d'honneur. Une république marchande ne pouvait soutenir plus -long -temps, pour un semblable motif, une guerre «i ruineuse. ï^e gouvernement hollandais se résolut à demander la paix, et consentit à reconnaître la suprématie des Anglais dans les mers britannique» , et même à l^ur payer trois cent mille livres sterling. Neuport et quelques autres négociateurs furent envoyés avec ces instructions. Mais les affaires du parlement étaient trop mauvaises dans Tiiatérieur pour qu'il abandonnât volontiers une guerre , qui seule lui donnait encore de Faction et de l'importance. Il y avait d'ailleurs dans cette assemblée Une âpreté de patriotisme , un seutiment de grandeur nationale difficile à satisfaire. Les négociateurs hollandais voyant qu'ils n'obtiendraient rien de ce côté, tournèrenj:

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