‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 139 sur 155 · LIVRE SIXIÈME. Syy · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. Syy

Cependant la chambre des communes , attaquée de toutes parts, s'occupait le plus lentement possible d'un bill sur les prochaines élections et sur la forme de l'assemblée qui ' devait lui succéder. Mais Cromwell, après quatre mois d'intrigues et d'attente, désespérant d'amener la chambre à se dessaisir volontairement du pouvoir, résolut d'aviser luimême à sa dissolution.

Le 1 9 avril , il réunit dans son logement de White-Hall ses principaux amis du parlement et de l'armée , pour discuter cette grande question. Quelques députés , dociles à l'ascendant de Cromwell sur tout autre point, s'opposèrent à la dissolution , comme à une mesure illégale , que ni la conscience ni la politique ne sauraient approuver. Personne ne s'expliqua si librement que Whitelocke et sir Widdrington. Mais le jurisconsulte St. -John, parent de Cromwell, insista sur la nécessité de dissoudre , sans délai , le parlement. Ce fut le vœu de tous les officiers présents. Ils dirent clairement que la chose était i/idispensahle ^ et qu'il fallait la faire d'une manière ou

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d'une autre. Cromwell parut désapprouver la violence, ou plutôt l'indiscrétion de ces dernières paroles.

Le lendemain on se réunit encore chez le général , et on discuta la formation d'un conseil provisoire de quarante personnes , officiers et députés , pour faciliter la dissolution immédiate de la chambre, et assurer le gouveroement jusqu'aux nouvelles élections. Whitelocke nous raconte qu'il combattit le projet par la crainte d'être personnellement appelé à ce conseil ; mais pour beaucouj]^ d'autres cette chance devait être un motif d'ambition et de complicité. Cromwell* , informé durant ce débat , que la chambre était assemblée et qu'elle allait se dissoudre, rompit la conférence. Les députés qu'il renvoyait se rendirent à la séance et la trouvèrent occupée par l'examen d'un acte indifférent , qui devait entraîner d'autres débats et prolonger encore la session. Ludlow, qui était alors éloigné du théâtre des événements, et qui, par un sentiment naturel, aimait à charger de tous les torts le destructeur de la liberté, pré-

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