‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 142 sur 155 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

publicaîiiffaslerig et quelques autres élevèrent aussi là Voix. Mais enfin le côhseil-d'étàt (i), redoùtaiit une violence parefllé à rexpiilsioh i653. de la chambré , se sépara sans résistance.

Au môihent où Cromwell fut seul maître, il aflféctâ d^éti'e iiiquiet et embarrassé d'un si gi*àiid pouvoir; et, ayant fait: veiiir deux officiers^ qui s'étaient montrés peu favorables à soin élévation , il leur dit , « qu'il était époti^ tf vatïté du fardeau dSes affaires. 11 les pria dé « le délivrer des tentations qui le menaçaient, « et d'aller immédiatement chez le chef de <t la justice , St. - John , et chez Seldeil , autre <f jurisconsulte célèbre , pour les persuader de « faire àii plus vîte un plan de gouvernement « qui' r'etirât le pouvoir d'entre ses mains. » L'un de ces officiers , le major Salloway, lui répondit ; « Vous avez , monsieur , un moyen « très-simple d'éviter la tentation , c'est de ne <c pas vous y croire exposé , et de rester con- « vaincu que le gouvernement de la nation « appartient aU peuple anglais. » Miais cette

(1) Ludlow's memoirs, v. 11, p. 4^1.

opinion , qui avait fait la révolution , commençait à perdre de sa force devant la fortune ^ croissante et le génie de Cromwell. Dans une i653. déclaration qui parut le 22 avril, sous la signature du lord -général et de son conseil d'officiers, il n'est plus parlé de la suprême autorité du peuple. C'est l'armée qui a voulu remédier aux abus, et prévenir la perpétuité du parlement; il lui a paru nécessaire que l'autorité fut transmise par le parlement à des personnes honnêtes et craignant Dieu. On indique dans la déclaration les conférences que Cromwell avait ménagées à ce sujet, avant la dissolution de la chambre.

On ajoute que le parlement a voulu se perpétuer, et qu'il exposait ainsi les honnêtes gens et la bonne cause à tous les maux. « Alors, dit « la déclaration, nous avons été nécessités, <c quoique avec répugnance , de mettre fin à a ce parlement; ce que nous avons fait dans a la droiture de notre cœur, avec l'intention « pure et manifeste d'appeler au gouvernece ment des personnes d'unue honnêteté et « d'une fidélité reconnue. » Ces paroles sont

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