‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 148 sur 155 · KOTES DU LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

KOTES DU LIVRE SECOND

t qui doit la satisfaire. Chercher ainsi , cVst appartenir

« à la secte la plus heureuse, après celle qui trouve,

« comme doit y parvenir tout chercheur humble et

« fidèle 4 Heureuocr chercheur , heureux trouveur ! Qui a

« jamais goûté combien le Seigneur est doux, sans ëproU«

« ver quelque retour d'amour propre et de faiblesse ?,

« Qui a jamais goûté cette douceur de Dieu et pourrait

« devenir moins zélé dans son désir , et moins pressant

• pour obtenir la pleine jouissance duSeigneur?Ma chète

€ amie, poursuis toujours le Seigneur, que ni ton mari ni'

t aucune chose au monde ne refroidisse tes affections pour

« Jésus-Christ ! j*espère qu'il sera pour toi une occasion de

« les exciter encore. Ce qu'il y a de plus digne d'amour

« dans ton mari , c'est ce qu'il porte en lui de l'imaga

« du Christ. Fixe là tes yeux ; voilà ce qu'il faut aimer

« avant tout, et, tout le reste pour cela. Je prie pour toi

« et pour lui. Faites de même pour moi. Mes respects

« et mes tendres affections au général et à sa femme ; je

<t sais qu*elle est fort bienveillante pour toi : cela ajoute

« à tous mes autres motifs de reconnaissance, mon

« aniour à tous.

« Ton père chéri , Olivier Cromwell. »

Londres 9 a 5 octobre 1646.

A sa fille bien-aîmée Bridget Ireton , au quartier-gé* néral. — Harriss life of "Cromwell^ p. 535.

Une autre lettre de Cromwell à sa femme , présente le même caractère, et n'est pas moins curieuse :

« Ma très-chère , je ne serais pas content de moi , si « je ne profitais de cette poste, quoique je n'aie pas ft beaucoup de choses à t'écrire. Cependant j'aime à « écrire à ma bien-aimée , qui occupe tant de place dans, K. mo^ cœur. Cela me réjouit de savoir que ton ame prosc père , et que le Seignetir augmente de plus en plus ses»

4o6 NOTES DU LIVEE SECOND.

4 faveurs pour toi. Le grand bien que ton ame peut de- « sirer, c*e^t que le seigneur verse sur toi la lumière de • sa protection , qui vaut mieux que la vie. Puisse le « Seigneur bénir les bons conseils et les bons exesiples « que tu donnes à ceux qui sont près de toi ! puisse-t-il « entendre toutes tes prières et t^exaucer toujours ! J'ai « de la joie d'apprendre que ton fils et ta fille sont avec c toi. J'espère que tu trouveras quelque bonne occasion « d'un bon «vis pour lui. Présente mes respects à ma m mère , mon amour à toute la £amiUe. Prie d£ nouveau « pour celui qui est à toi.

« O. C&OHWXIX. »

Edimbourg, 3 mai i65i. /

D'après Foriginal conservé dans la bibliothèque Har* leïenne , mss. 75oa.

Je livre au lecteur ces lettres ascétiques, qui semblent plus dignes de madame Guyon que d'un conquérant. S'il ne veut pas y voir une habitude de langage et une intention de tromper, qui n'est puissante que lorsqu'elle est de tous le3 moments, on peut en conclure que Cromwell était de bonne foi. Indépendamment des diverses preuves que j'ai opposées à cette opinion , et du témoignage des ennemis de Cromwell qui , fanatiques ou non, l'accusent tous d'hypocrisie, je puis citer l'autorité d'un témoin impartial et indifférent. L'ambassadeur de France, de Bordeaux, écrivait, à l'occasion du zèle que Cromwell montrait pour le protestantisme : « Les bruits qu'on fait courir du général ne sont « pas vrais : il affecte bien une grande piété ; mais par « une particulière communication avec le Saint-IBsprit. « Il n'est pas si faible que de se laisser prendre par des «t flatteries. Je sais qu'il s'en est moqué avec l'ambassadeur « de Portugal. » Thurloe^s stctte papefs ^ v. t , p. aS6.

Page Ï14. — St. John , dans une lettre où il annonce à CromweB les dotations que le parlement lui ac-'

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