LIVRE SECOND
Tous les colonels, tous les «officiers furent soumis à lapprobation des deux chambres.
Elles permirent à Fair&x de choisir des officiers parmi les corps de Tancienne armée ; on Fautwisa même , par une ordonnance particulière^ à recruter dans l'infanterie du comte d'Essex. Les soldats d'Essex passèrent presque tous dans U nouvelle armée; et ce général, qui n'était pas encore légalement destitué, perdit la force qui , dans les temps de parti , est le premier droit.
Déjà Cromwell avait remporté de nouveaux avantages : les soldats de son régiment s'étaient montrés peu dociles (i), et prêts à se révolter si on leur enlevait leur chef. Ils s'apaisèrent dès qu'ils le virent ; et Cromwell écrivit à 1^ cfajambi^ pour demander leur grâce, et garaatir leur fidélité.
Gepend^int les conf^ences d'Uxbridge étaient commencéjes, en même temps que la guerre se préparait avec plus de violence ; mais l'exécu-
(i) Memoir» of Denzil lord Holles, p. 35. — "Whitelocke's memorials, p. i3a.
tion du malheureux archevêque Lawd , depuis long - temps prisonnier , apprit au roi qu'il n'avait rien à espérer de la modération des 1645. communes. C'était toujours les mêmes difficultés, l'abolition de l'épiscopat, le commandement de la milice attribué aux chambres y l'acceptation du covenant C'était sur - tout l'impossibilité de se donner des garanties mutuelles, de se rassurer sur ce qu'on avait fait^ d'oublier sincèrement ce qu'on avait souffert ; aussi les conférences n'eurent - elles d'autre suite que la continuation de la guerre.
Le crédit du comte d'Essex, à la chambre des pairs , avait jusqu'à ce jour suspendu l'adoption de l'ordonnance du renoncement volontaire -^ mais la formation d'une nouvelle armée rendait cette résistance inutile. Essex, Manchester et Denbigh, dans une séance dé la chambre des pairs, proposèrent enfin de rendre leurs commissions (i). Malgré les efforts de leurs amis , cette offre fiit acceptée : les communes se hâtèrent de leur voter des.
(1) Whitelocke's memorials, p. x34.
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