‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 49 sur 155 · LIVRE SEGOITD. l · texte numérisé non relu

LIVRE SEGOITD. l

lui et ses deux témoins allaient être conduits à la Tour, si quelqu^un en avait fait la proposition. Au reste, que cette anecdote soit véritable ou fausse , il est certain que Cromwell , embarrassé des soupçons qu'il excitait, et croyant la rébellion assez préparée, quitta bnn^uement la chambre, et partit pour Tarméê. De Ut il écrivit à la chambre des com- ,5^ miine^ , qu'iayant appris que la défiance et la haitie des soldats contre lui commençaieiit à se dissiper, il s*était hâté dé retourner à Faraiée; qu'il avait trouvé les soldats abusés par de feux rapports, dont il découvrirait ià Murce. 11 annonçait en même temps, que te retour du général et des officiers Serait un moyen de calmer les esprits et de prévenir de nouveaux désordres.

Tandis que Farmëe s'élevait contre le parlement , le Boi, qui était comme le prix du cofiibaf , demeurait toujours à fioldenby, sous ■ «ne garde sévère. On voit , dans les mémoires de (1) Whitelôcke, que les commissaires du

(i) Whitelocke> metnorifls, p. 246.

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parlement écrivirent à la chambre pour s'excuser qu'on eût remis , à leur insu , une lettre au Roi. Mais ce n'était plus des royalistes que le parlement aurait dû se défier. Cromwell et les Indépendants avaient senti que le sort des événements pe tenait plus qu'à la personne du Roi; et l'indiscipline de l'armée favorisait toute entreprise pour enlever ce prince. Fairfax n'avait qu'une popularité , sans pouvoir ; tout se faisait par la volonté de la multitude, c'est-à-dire de quelques meneurs ; et personne ne répondait de ce qui se faisait au nom de l'armée.

Dans ce désordre , un simple cornette, nommé Joyce, suivi de cinq cents cavaliers, parut devant Holdenby, et demanda qu'on lui ouvrît les portes au milieu de la nuit II ajouta pour toute explication , qu'il avait a£Bsiire au Roi et voulait lui parler. Le commandant parlemen taire essaya vainement de repousser cette visite imprévue. Les soljdats,reconnaiss£(nt leurs camarades, se hâtèrent d'ouvrir les portes pour fraterniser (i). Joyce , après avoir mis des sen-

(i) Whitelocke's mémorials , p. a53»

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