‹ Histoire de CromwellChapitre 142 sur 222 · LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME

kétnce Ml 'Ptotéttém^ qai l'approuva fi[yrt^ et lai Bt présent A*un riche manteau d'écariate, août il sépara le lendemain dans la chambre, en présence de ceux qiii^ la veille, avaient J^u douter de sa mission. L'autorité de Clejrpole avait enhardi tout lé monde : et le pouvoir absolu des majors- ^tféraux^ étafat ainsi manifestement abandonné, par le Protecteur, tomba dé lui-méitie, à là jÔié de totis les partis. [1657.]

Ici commence Tun dés plîis singuliers tableaux dé la vie du l^rotecteur^ et celui, peut-être, qui fait le mieux ressortit* les rcssôlii'ées dé son génie. En effet , si la plus forte épreuve dtt pouvoir est de t)roduire impunément de grandes iiiooliséquétices, on nesailt*ait imaginer, soiis ce rapport, un plus étonnant problème ^ que Gromwell destruéteur du trôné, paHrenant it téconcilier les esprits avec l'idée de la royauté rétablie dans sa personne, et se faisant o(Fri^ par Hù f)arlemént la place et le titre du prince qii*il avait conduit à récfaéfstud ; mais ce qui n'est pas moins remarquable , ê^est qu'une pareille entreprise ait pu ne réussir qu'à demi , et (Jue Cromwell, eii îie l'achevant pas, ait gardé tous ses avantages.

Jamais l'occasion n'avait été si belle de réaliser cette ambition qui lé tourmentait depuis longtemps , et dont il avait fait tant de confidences prématurées. Pour la première fois , Il était assuré delà docilité du parlement , il l'éprouvait chaque jour. [1687.] Reconnu de toute l'Europe, il étëlt victorieux dans la seule guerre qu'il eût à soutenir ; et cette guerre flattait léS préjugés et l'orgueil de l'Angleterre, en même tenips qu'elle enrichissait le trésor du Protecteur. Le parti républicain, repoussé des élections, exclu de la chambre , était tombé dans le discrédit et l'impuîssatice.

Les Royalistes, protégés individuellement au milieu de l'oppression légale qui pesait encore sur eux, comme un reste de la République, préféraient Cromwéll à tout ce

qa'ils avaient souffert. Quelques hommes de ce parti, qui s'étaient attachés à son gouvernement , le poussaient à la royauté, soit pour donner cette mortification à leurs anciens ennemis, et s'assurer à eux-mêmes une sauvegarde dans le despotisme, d'un maître commun; soit par une ancienne habitude et un amour uniforme du pouvoir; soit enfin par une arrière-pensée, qui leur montrait, dans le retour des institutions monarchiques , un gage infaillible du rappel des princes qu'ils avaient autrefois servis.

La première tentative de ce genre qui fut essayée dans le parlement, était sans autorité. Un colonel Jephson, qui s'était fût nommer député de l'Irlande, proposa tout à coup de faire Cromwell roi. Cette demande n'eut pas de suite; mais elle n'effaroucha personne.

Cromwell, à sa table, fit publiquement des reproches à Jephson, et lui demanda où il avait pu prendre une pareille idée. Jephson répliqua, d'un air de liberté, que tant qu'il aura l'honneur de siéger dans l'assemblée , il suivrait les mouvements de sa conscience, même en s'exposant à déplaire : réponse qui est ^ précisément celle que, dans une circonstance pareille, un sénateur avait adressée à Tibère; comme s'il existait entre diverses époques une tradition , ou, si l'on veut, une sympathie de bassesse. Le Protecteur frappa sur l'épaule de ce courageux député, en lui disant: Retire-toi, fou que tu» es; et quelque temps après, il loi donna de l'avancement dans l'armée et l'envoya consul en Suède.

L'influence toujours croissante de Cromwell sur le parlement, amena bientôt l'heure de renouveler plus sûrement la motion prématurée de Jephson. Un des magistrats de la ville de Londres, Pack, nommé chevalier par le Protec-

« Interrogatusque a Tiberio, num st mandante sententiam promisisset, aponte dixisse^respondit , nequein iis quse ad rempublicam périmèrent, ooo* •Uio, niai «uo a«tinim> vel cum periculo offenaionis. Tocit.

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