LIVRE CINQUIEME
Page 18S.— La maladie de Cromwell fut annoncée dans toute l'Europe. La correspondance des chefs royalistes à cette époque est toute remplie des espérances que cette nouvelle leur donnait. « J'apprends, écrit Nicolas au mar- « quis d'Ormonde , que Cromwell , tourmenté d'un flux de sang, est si faible «i de corps et d'esprit, qu'il n'est plus capable de faire ou de diriger aucune « chose. »
Page 183. — < Le docteur Bâte donne quelques détails singuliers sur ces ruses et ces jeuï de Cromwell. a Le général , dit-il , éprouvait les officiers par « de rudes exercices ; c'étaient des charbons ardents qu'ils se jetaient sur « leurs bottes , des matelas qu'ils se lançaient à la tête. Quand il les voyait « bien fatigués par un prélude de ce genre, et tout à fait en train de rire , il tt les amenait à quelque ouverture de cœur; et de cette manière il leur sur- «prit souvent d'importants secrets. » Elenehus motuwn nuperorum, p. 236.
Page 193. — Cromwell, dit Whitelocke, se rendit à Londres en gr^nd appareil et en triomphe, accompagné des quatre commissaires du parlement, de beaucoup d'officiers principaux de l'armée, et de beaucoup d'autres personnes de distinction. 11 fut rencontré, hors de la ville, par l'orateur du parlement, le lord président du conseil-d'état, beaucoup de membres du parlement et du conseil, le lord-maire, les shériffs, les aldermen de Londres, la milice et des milliers de personnes de qualité. Il y avait une garde nombreuse de soldats à pied et à cheval , et des multitudes de gens répandus dans la campagne et dans les rues. Il Ait salué, pendant toute la route, jos«
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484 HISTOIRB DE dKOMWELL.
qa*à M mtitMi ^ par dei décharges d^artUlerie et de moasqiielerie, et par les acclanationt et les cris de joie du peuple. II se conduisit avec beaucoup d*affibilité et d^umflité apparente; et dans tous ses discours sur la journée de Worcester, il ne faisait presque aucune mention de lui-même, et reportait à Dieu toute la gloire de cette action. fTMtelDeke'ë tMmorials, p. 185.
UTKE SIXIÈME.
PagealM «t MO.-*- Whitdoeke, après af«ir rtppoKé reitraH de tonte cette conMreooe, ajoute quelques rélieiioBS. « PrMque teiis les officiers, « dit^ , étaient opposés à toute espèce de monarchie , quoique ofaaenn d*eux « fût monarque absolu dans son régiment et dans sa compagnie. Les légistes « étaient généralement pour une monarchie mixte, et quelques-uns pour le « duc de Gloeester; mais Cromwell écarta ce point de la discussion pour « passer à d^autres. En définitive, la compagnie se sépara sans être arrivée è « aucun résidtat. Seulement Cromwell découvrit par cette conférence lesia- «clinations des personnes qui parlèrent; c'était là ce qu'il voulait pécher « {fbrwMeh he fith$d); et il ût usage de ce qu'il découvrit alors. 9
Page 904. — Whitelocke, opposé sur ce point à l'ophiion de LuAow, dit que la mort d'Ireton frappa Cromwell d'un proibnd chagrin. If4$ ékttih 8truck a great Modness into Crom/WBÏl. C'était , ajonte-t-O, un homme intrépide sur le champ de bataille, prudent et inquiet dans le conseil, et excesâ- Tement zélé pour l'établissement d'une république. WWelùcke*» memoriaU^ p. 491.
Page 909. — Whitelocke suppose dans ses Mémoires (p. 511), que Cromwell, sous main , travaillait pour le faire envoyer en Irlande, afin de lui ôter les sceaux , parce qu'il était mécontent de son peu de complaisance sur différents points, et particulièrement sur le jugement de quelques causes en cour de chancellerie {and parUcularly in iome chancery causes). Cette de^ nière circonstance et la docilité de Whitelocke , insuffisante pour Cromwell, peuvent faire juger de l'extrême pouvoir qu'il exerçait déjà.
Page 916. — Cromwell, dit Whitelocke, fat averti d'arrêter ce mode de pétitions présentées par les officiers , qui réclamaient Tépée à la main , de peur que, dans la suite , cela ne revint jusqu'à lui; mais il parut négliger cet avis, ou plutôt avoir quelque dessein secret, pour le succès duquel il les mettait en avant , afin de lui préparer la voie. J^hitelods9's mwioriatt, p. 516,
IIVRE SEPTIÈME.
Page 980.*-- U rMdeiit dé France éerivaît à sa couf, « ^ lia rionvefie « assenèlée était composée de petits marchands et d'ouvriers , et que c'était « une pitié de foire gouverner un peuple par de pareilles gens. » thurMi ttofajMiiMrt, T. I, p. 319.
Page 949.— Oh trouve dans une lettre de la colleetion de ThurToe mi jugement remarquable sur cette assemblée. ^ Je conviens que notre nouveau « partetnent est une compagnie d'hommes aussi saints qu'il y en a dans le « monde. Mais dans toutes leurs délibérations , ils sont aussi lents, ou même « plus lents, que tous ceux qui les ont précédés, en particulier sur l'affaire # des dîmes , des ittléodations 9 et du proeès do L«»ttm. Levr AiBil»t é été