HOTES
« qnelçie temiM divisée sur ces troii points; et bien qii*a|>rès la prière à fK Dieu ce soient les principales choses dont ils s'occupent , aucune n*est en- « core terminée; ce qui fait croire aux gens sages, qUcmms serons enfin « forcés de prier le général de prendre tout sur lui. Les eavalien n'en seront « pas fâchés. Tant il est équitaUe et impartial dans la dispensation des « faveurs et de la Justice; et certainement pour ce qui regarde la guerre de «Hollande, il s'attend bien à trouver les cavaiigri plus ëffectifk {fiwn «fval) que les Presbytériens, et plus propres pour tout gouvernement, a Nous attendons, par la faveur du général, un grand acte d'amnistie, qui « donnera permission de rentrer à toutes les personnes sorties de l'Angle- • terre , excepté trois on quatre , qui ne reviendraient pas , lors même qu*iffles « en auraient la permission. Nous espérons que toutes les personnes sûres et « modérées, qui Mentôt seront seules mises en place, pourront agir dans le « gouvernement pour elles-mêmes et pour leurs amiSé II y a eu quelques « motions ibites dans la chambre, pour que tous les mariages faits en Anglec terre depuis 1647, soient réputés nuls; que les Juifs soient admis à com-^ c mercer ici comme en Hollande; et que toutes les cathédrales smentinces- « samment démolies. » Thurlœ'ê $taie papers, v. I , p. 387.
Cette lettre curieuse peut servir à expliquer les espérances que donnait Cromwell , et l'intention qu'il avait eue dans le choix de cette assemblée ItUiatîque.
Page S56.— «la reine, raconte Whitelocke, me fit entrer dans <â cham- «bre à coucher, ce qu'elle n'avait jamais fait auparavant; elle me dit la « nouvelle avec beaucoup de joie, et me demanda si j'avais mes lettres de « créance: je répondis que non; mais que, d'après d'autres lettres, j'avais «lieu de croire cette nouvelle, et d'attendre les intentions que sa majesté «m'exprimerait sur ce point. Elle répondit, qu'elle avait, pardieu, pour « mon général et pour moi , autant et plus d'égards qu'auparavant , et qu'elle « aimait mieux avoir à faire avec un homme qu'avec plusieurs {thatshe had « rather hoDê to do ftith one man than toith many). » Whiteloke, ayant reçu les lettres de créance, retourna chez la reine pour les présenter. « Après «les avoir lues, dit-il, Christine me demanda comment il se faisait que, « dans la lettre qui lui était adressée, le nom de mylord Protecteur fût placé « le premier. Je lui répondis que c'était la forme usitée en Angleterre à « l'égard des autres princes et des autres états. Elle répondit que, dans ce « cas, elle était satisfaite. Je lui dis que la signature était de la main de « mylord Protecteur; elle en parut fort flattée, et me donna sa main à bai- « ser. Elle ajouta qu'elle écrirait elle-même à mylord Protecteur ^ et me « chargea d'exprimer dans mes lettres à votre altesse, que personne plus « qu'elle n'estimait et n'honorait votre altesse. » ThwrMs atofajiajiert, T. II, p. 25.
Page âS7.— Les détails relatifs aux négociations avec la Ho11an<te occupent une grande partie du premier volume de la collection de Thurlo«. Ils se composent d'une foule de résumés diplomatiques, de notes et de lettres Interceptées, qui prouvent que la corruption intrcMluisait CromvreUdans le secret de presque tous les cabinets de l'Europe* La plupart de ces pièces seraient insignifiantes ou peu comprises. Il en résulte seulement que Cromvrell parut plus exigeant et plus {Ufficile avant son élévation au protectorat } que d'abord il insista pour la réunion des états de Hollande ^ la République d'Angleterre, sur le même pied que l'Ecosse; qu'il porta dans la discussioa beaucoup de hauteur et de subtilité; que souvent U parut fort animé, et
466 HISTOIRE DE GROMWELL.
i^pandit des larmes, ce qui contrastait singulièrement avec limmobîlifé flegmatique des envoyés hollandais, a Le général, dit une lettre d^i citée, « a fait une longue harangue aux députés de Hollande, leur offrant de se « réunir avec eux comme un seul homme contre tous les impies de la terre; « déclarant que leur vie, leurs femmes, leurs enfants, leur renommée, se- «i raient aussi précieux à Tun qu'aux antres. En disant cela, notre bon géné« « rai était si passionné par tendresse de cœur, et par crainte de la continua* tt tion de la guerre, qu'il répandait beaucoup de larmes, etc. » Thurloe'ë êtate paperg , v. I , p. 387.
La négociation se continua par des commissaires que choisit Cromwellâ Dans un rapport du mois d'août 1853, les députés hollandais écrivent aux états-généraux: « Le 11 juillet, nous fûmes avertis, par la personne d^à «i nommée, que, dans toute la ajournée de la veiUe, elle n'avait pu trouver « occasion de parler au général, qui avait été enfermé avec Lambert et « Harrisson , et qui, le reste du temps, avait été fort occupé dans le conseil, tt et comme on le croit, au sujet de notre négociation; cette personne ajouta, a qu'ayant alors joint le général, celui-ci objecta beauicoup de difficultés et • de scrupules, aii point qu'il paraissait avoir entièrement changé d'opinion, « disant, parmi d'autres choses, que le conseil ne pouvait trouver de sécurité tt dans une alliance avec leurs hautes seigneuries; que les passions et les « esprits des chefi du gouvernement des Pays-Bas étaient contre la Républi- « que; que, réduits par la nécessité, nous ne voulions faire observer le « traité que jusqu^au moment où nous serions devenus plus forts, et pourtt rions nous allier à d'autres. » *
Le 6 décembre de la même année, l'ambassadeur français, écrivant à ta cour, annonce les conditions définitives proposées par le Protecteur; et il ajoute : u Les ambassadeurs de Hollande m'ont dit être résolus de se retirer, tt et ils me paraissent certainement un peu abattus, surtout le sieur Bever- « ning, qui avait eu toutes les assurances de M. le général d'accommodement, V jusqu'à lui envoyer des articles fort raisonnables, à quoi se confiant, et « aux larmes qu'en plusieurs occasions il a répandues, pour témoigner son « regret de voir deux états si amis, et conformes en religion, vouloir se rett mettre en guerre, il a donné lieu au retour des autres députés. » Thurioe's êtate papers , v. I, p. 616.