LIVRE SECOPID
Après la prise de Bristol, l'armée marcha sur la fèrte* resse de Devises, qui se rendit aux premières approches de Gromwell , et livra un nombreux dépôt d'aimes et de ▼ivres. Le roi , qui se dirigeait vers Oxford avec un corps de cavalerie , venait d'essuyer de nouvelles pertes. Cromwell , avançant à la tête de son régiment , s'était emparé de la ville et du château de Winchester. Les généraux parlementaires , pour animer la guerre civile , permettaient le pillage; et le parlement avait plus d'une fois donné aux troupes leur butin ^ pour récompense. En suivant cette méthode, CromweU se montra cependant sévère observateur de la discipline et des traités. A la prise de Winchester, ayant reçu les plaintes de quelques soldats de la garnison, qui avaient été dépouillés par les siens , il fit chercher les coupables , ordonna que l'un d'eux fût pendu , et renvoya les autres au jugement du gouverneur d'Oxford '.
Après Winchester, il fit tomber successivement plusieurs forteresses occupées par des chefs royalistes, entre autres, Basing-House ^ où s'était fortifié le comte de Winchester , que CromweU retint prisonnier, et qu'il livra au parlement. Cétait une suite de coups de main heureux qui détruisaient par partie la cause royale , trop faible pour soutenir désormais un choc général.
Cependant CromweU vainqueur alla rejoindre Fairfax, qui s'occupait à former le siège d'Exeter, et avait encore en tête le jeune prince de Galles, qui commençait l'apprentissage de la guerre au mUieu des désastres du trône. Ce prince, après s'être vu enlever, par CromweU, un corps de cavalerie, se retira seul avec son régiment dans le comté de CornouaiUe, laissant le reste de l'armée sous' la conduite du lord Hopton.
Fairfax et CromweU , après avoir achevé le blocus d'Exe-
' The parliamcnlary history , y. XV , p. ilO. * The Ufe of Olivier Cromwel) , p. 30.
iO HISTOIRE DE CROMWELL.
ter, s'eitiparèrent du port de Darmouth, et marcM^nt sur la ville de Torrington ^ où s'était rallîé Fanliée dn printe de Galles, sous les ordres de lord Hoptoii« L'attaqao commença par les dragons de GromwelL La ville fbt enl^ vée, la cavalerie de Hopton mise en déroute, soa infanterie tuée , prisonnière ou débandée. Le général se sauva dans le comté de CorHouaille ^ avec trois mille chevaux , attiranl après lui tontes les fbrces de l'ennemi qui , dans rimp»» tiekice d'anéantir ce dernier reste de la guerre, le poursuis vait sans relftche. Le prince de Galles^ voyant arrivei* Hopton fugitif et serré de si près, désespéra de tenir eiH eore la campagne. Il se Jeta dans une barque pour gafl^et rile de ScUly, d'où bientôt il passa sur le continent. [1645.} Hopton , poussé aux dernières limites du comté de Corùouaille, voyant l'esprit du peuple aliéné par l'approche des vainqueurs , se résolut à écouter les propositions de Fairfax , qui , tout en attendant sa réponse, avait battu un de ses quartiers. La capitulation fut. signée le 14 mars; loi armes et les chevaux furent livrés à Fair£as, et les hommes laissés libres, sous le serment de ne plus servir contre le parlement. Aoi^ton, avant la signature du traité, s'embarqua pour la France ; Fairfax revint sous les murs d'Etetef qui se rendit au vainqueur.
Au miheu de ces désastres, un parti royaliste ^ forihé â»m l'Ecosse , parut ttàre , en faveur de Charles , une pùith saute diversion. Montross, jeuike Écossais d'une illustré maison , <â'abord officier supérieur dans l'armée des 0009nantairesy avait été séduit par la flatteuse bonté du rof , et s'était livré sans réserve à sa cause. Dès lors il perdit tonte influence sur le gouvernement d'Ecosse ; il fut Ion jh temps prisonnier ou fugitif. Son infatigable valeur, sa |Km polarité parmi les montagnards, une foule de tentatives
« Whitelocke's mémorial», p. 199-flll-M.