‹ Histoire de CromwellChapitre 7 sur 222 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

u mença à éteindre TÉvan^ ^ mais la^ faire mourir avee t< tous «es prêtres et tous se& ccoaplioes. »

La scKïte , qui , dès $a naissance , avait tenu ce langage , s'étendit bientàt. en Angleterre , et continua de se diviser en Presbytériens modérés et en Presbytériens rigides, d'au* tant plus dangereuse sous cette double forme, quele^inno- Tations mitigée» des uns couvraient les fureurs des autres, et que les exagérations de ceu2^->ci servaient de prétexte pour résister aux justes demandes des premiers : par là, cette secte devint populaire auprès de la nation, dans ee. que les dernières conséquences de ses prineipes pouvaient avoir d^ plqs dangereux; suspecte et odieuse à la eou^r, dans^ oe que ses deppiandes avaient de plus sage. Lorsque Jaeque^ I""' passia au tràne d'Angleterre, il se crut sauvé des mins duk puritanisme qui remplissait FÉcosse : il le re*trou^ dans sioa i¥)uveatt royaume , et cette secte, gagnant qbaquâjour, eut bientôt un parti dans la chambre des coi»* munes.

A càté du puritanisme s'élevait un esprit de liberté inspiré par le souvenir de plusieurs règnes tyranniques ou avilis, et surtout par la ikécessité de finir la eonstitutioA anglaise, qui restait depuis plusieurs siècles comme un ouvrage eommeneé. L'époque de la haute eivâisatioft anglaise ai^ro" cbait, et comme la liberté politique^était enfermée dans le& mœurs des Anglais, et de toutes parts ébauchée par teura lois, il était impossitde qu'un violent effort, pour la dégager et l'établir, ne eoaMH)UFût pas avec le progrès de l'ordre souciai; et c'est là sans doute le bonheur du peuple anglais, que son indépendance politique soit née avec sa civilisation , qne ses institutions se soient développées avec son commerce et ses arts , et qu'il ne puisse pas trouver, dans sm histoire , le siècle du génie avant celui de la liberté.

L'Angleterre, au commencement du règne de Charles P', arrivait à cette époque où les nations fermentent et mAris-

sent. Elle était au ménie période que la France sous Richelieu. La France perdit sa liberté , et elle eut pour dédommagement le siècle de Louis XIY. L'Angleterre, en fondant la sienne , se préparait une grandeur indépendante des hasards de la succession et du génie d'ui^ roi.

L'esprit de liberté s'était annoncé avec beaucoup de force et même d'injustice, dans le premier parlement assemblé par Charles. On avait refusé au monarque des subsides réclamés pour l'entretien d'une guerre approuvée par la nation. Réduit par ce refus à des ressources arbitraires, Charles avait été jeté dans des torts réels envers un peuple jaloux de sa liberté. Les plaintes s'accroissaient d'un parlement à l'autre ; or, un parlement était une chose inévitable, à laquelle le roi devait revenir tôt ou tard. Il en assembla donc un nouveau , qu'il trouva plus difficile et plus impérieux que le précédent. C'était comme autant d'épreuves successives , dans lesquelles l'autorité du monarque allait toujours s'afPaiblissant.

Cromwell fut membre du parlement de 1628 , le troisième que Charles ait convoqué. La révolution n'était pas encore assez avancée pour qu'il y eût place pour Cromwell. Dans cette chambré , dont les intentions étaient nobles et pures, Cromwell ne se distingua point. On voit seulement qu'il fut membre d'un comité de religion. Ce choix indique assez que son esprit était alors particulièrement tourné vers cette théologie contentieuse , dont il fit une arme si puissante. Lorsque l'assemblée de 1628, dominée par l'influence des Puritains , eut substitué à la modération qu'elle avait d'abord montrée, de violentes invectives contre les évéques , Cromwell ^ dénonça le plat papisme de l'évéque de Winchester, attaqua sous le même prétexte l'évéque de Winton, et se plaignit que les censures de la chambre con-

» The Parliamentary history, v. VIII , p. 289.

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