‹ Histoire de CromwellChapitre 83 sur 222 · LIVRE CINQUIÈME. «f · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. «f

gui s'était levé €oi»ra« un géant, et qui avait accordé à son peuple cbéri cette miraculeuse victoire. Un fait plus remaF^ ^able et moins connu , c'est Fidée qui vint au parlement de rappeler, après deux ans, toutes les circonstances du i^o-* ces de Charles P% de les consacrer par une approbation ae^ tennelle inscrite dans ses registres, comme pour avertir C3iarles II que les cœurs n'étaient pas changés , et que roà B^ craindrait pas d'immoler un second roi.

Cependant Charles commençait à être roi depuis qu'il avait perdu son armée. Dans la réunion qui s'était faite à Sterling des magistrats d'Edimbourg et des membres du eamité de gouvernement, les amis du roi prirent un ascendant qu'ik n'avaient pas eu jusqu'alors, et que ne pouvaient plus leur refuser ceux qui, battus et fugitifs, avaient trop mal conduit les affaires pour s'en approprier encore la di-' pectÂon exclusive. Le roi, que les fils d'Argyle avait tenu dans une captivité d'honneur, fut libre. Il entra dans Ster- Hng au bruit du canon. Les ofiBeiers publièrent hautement ^e la défaite avait eu pour cause le défaut d'union et de confiance dans le roi. L'arrogance ecclésiastique tomba; quelques membres du clergé en vinrent jusqu'à prêcher Fobéissance au roi. Argyle n'était plus maître des conseils, ^ le héros du cavenant^ le vieux Lesley fut éloigné du commandement. Cependant le parti royal était encore divisé en Résolutionaîres et Protestants; les uns adhérant à toutes les résolutions passées du comité, voulaient' que l'on admit à la pénitence publique ceux qui avaient été infidèles ou douteux, et que dans l'extrémité présente on les employât pour la défense de la patrie. Les protesta>nts déclaraient qu'il y avait une sorte de trahison à employer des hommes ennemis connus de la cause, puisque c'était mettre dans leurs mmm le pouvoir de trahir ; et dans cet esprit d'enlboo-*

' Ciarendon*flliisiOT7,p.614.

siasme ' religieux qui était alors le caractère commun de toutes les opinions, ils ajoutaient que la pénitence publique leur paraissait une profanation , une dérision de Dieu, et que la bénédiction du Seigneur ne descendrait pas sur une armée ainsi composée. Il s'était formé de plus un corps d'Indépendants qui, sous les ordres de deux chefs, Carr et Strawghan, faisaient la guerre pour leur compte. Gromwell ayant établi son quartier-général à Edimbourg, s'occupa surtout de ramener l'esprit du peuple, qui lui opposait beaucoup de résistance. » Je croyais, écriTait-il au parlement, « trouver en Ecosse un peuple consciencieux et une terre •( aride. Les environs d'Edimbourg sont aussi fertiles en blé « qu'aucune autre province d'Angleterre ; mais le peuple « est livré aux mensonges et à Thabitude des jurements « d'une manière presque incroyable. »

Ces pieuses observations n'empêchaient pas Gromwell d'être attentif à tous les mouvements du parti royal. N'ayant pu tenter l'assaut de Sterling , où le roi était entré aux acclamations du peuple, il revint à Edimbourg, et s'étant reporté sur Glascow, il adressa au comité une invitation solennelle de se séparer de Charles. Les dispositions hostiles des habitants l'obligeaient à se montrer partout, et à exercer une police sévère. Un grand nombre de soldats anglais ayant été tués ou dépouillés par des partisans que le peuple favorisait, il rendit responsable toute paroisse où se commettraient de semblables violences. Les partisans furent vivement poursuivis , et le colonel Monck ayant pris d'assaut deux forteresses qui leur servaient de refuge et de quartier-général, fit fusiller les principaux chefs.

Le corps indépendant de Carr et de Strawghan était plus dangereux. Cromwell, par négociation, détacha Strawghan et quelques officiers. Il marcha ensuite vers le parti qui restait sous les ordres de Carr. Lambert le dispersa, et fit le chef prisonnier. Cette victoire parut assez impor*

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