‹ Histoire de CromwellChapitre 92 sur 222 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

Arynment*

Condamnation du comte de Derby, chef royaliste. — Réduction entière de rÉcosse et des lies Shetland. — Vues opposées de Cromwell et du parlement.

— Accroissement de la marine anglaise. — Origine et motifs politiques de la guerre déclarée aux Etats de Hollande. — Succès de Blake.— Nouveaux honneurs accordés à Cromwell. — Il est continué dans le titre de gouverneur d'Irlande. — Mort d'Ireton ; son caractère. — Cromwell fait adopter une amnistie en faveur des Royalistes. — Il anime les officiers contre le parlement. — Il écarte Lambert du gouvernement d'Irlande , et nomme Fleetwood à la place vacante par la mort d'ireton. — Entretien de Cromwell avec Whitelocke sur le projet de rétablir un gouvernement monarchique.

— Nouveaux succès maritimes de TAngleterre. — Réunion d'officiers où Ton discute le projet de dissoudre le parlement. — Cromwell chasse violemment cette assemblée. — Scrupules affectés de Cromwell. — Discussion sur la forme de gouvernement à établir. — Formation d'un conseil-d'état. — Cromwell convoque une assemblée dont il choisit lui-même les membres.

>pr2s la victoire, commencèrent les supplices, sni* Ivant le génie des révolutions. Le parlement fit Icondamner le brave comte de Derby par une cour ^999^martiale, institution arbitraire que Charles avait abolie dans les premières années de son règne. Plusieurs Presbytériens furent exécutés pour ces projets de conspiration qui ne manquent jamais sous un régime oppresseur. Tel était alors l'oubli des principes de justice et d'humanité, que presque tous les prisonniers de l'armée royale • furent vendus comme esclaves pour les plantations américaines. Ces barbaries étaient cependant la fin de la guerre civile. La révolution triomphait dans les trois royaumes. [1661.] Les

* Tbe Parliamentary history, v. XX, p. 73.

petites lies voisines de l'Angleterre, et qui li(lQgt€V|f avaient servi de refuge aux partisans du roi, suivirent la soumission générale. Jersey, Sciiiy, furent rendus par les ehefs royalistes qui les occupaient depuis le commencement de la guerre. Une femme, la comtesse de Derby, apprenant le supplice de son mari, voulut défendre TUe de Man qu'il lui avait confiée. Elle était Française et du sang de la Trémouille. Abandonnée par la çarnispn qu'elle commandait, son courage fut inutile, et son malheur n'obtint pas même les égards du parlement.

Monk , chargé de poursuivre la réduction de r£cp$$ç, et maintenant ftivorisé dans cette entreprise par les grands succès de Cromwell, «vait poussé la conquête aTeç autaiiit d'activité que de rigueur. Maître du château de Sterling^, il s'était avancé sur la ville de Dundee, défepdueparuae forte garni3on; et n'ayant pu déterminer le gouverneur à se readre, il avait renouvelé dans cette ville, prise d'a«3^ut, l'exemple des cruautés de CromweU en Irlande, et fait tuer, après le combat,, le gouverneur et plusieurs officias* fid^e à l'excès dans chacun des partis qu'il embrassa, Monk remplit l^s ordres de Cr<)mvvell avec autant de férOiçiM ^ f «'H montra dapei ta suite de lèlo pour la cause de Charly II. Cette politique sanguinaire hâta la soumission du pays; et les villei, tes forteresses encore indépendantes, se ren^irtllt votontairemcfnt à ces vainqueurs, qui coovnençaicnt a piwr la résista^çe plus cruellement qu'on ne punit I^ révoltcu Quelques «fforta furent essayé^ dans les montagne^ d'Éçpsii^ Qik les derniers débris du parti royal se trouvaient é^atoD^vl protégés par Tâpreté inaccessible des Mem et le zèl^ s^vac^ des habitants ; mais ils furent aussitôt réprimés par le ¥^ AQl Morgan ; et la domination anglaise s'étendit dans tout«i les parties du royaume, et même jus^'aux llei Sb^ttmd^

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