‹ Histoire de CromwellChapitre 93 sur 222 · LITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LITRE SIXIÈME

GramwfiU, 9F^$ &9 graqde victoire, %'iUi% hkH de çoor gédier l^ milices que n^vasion de Cbarle« çt te danger d^ l|i République avaient roupies sous ses drapeaui^, Ce ipouy^ p^eut patriotique , excité si rapidement ^ la voix du p^rl^^ m^Bt, (iwtrqriait les Tues du eéuérfil gui TQulqjt ue laissdr a 1^ République ^ d'autre fqrcQ et d'4Utr« prqtwtjw qu* lielle de Tariuée qu'il mattrisjut,

Peui^ QlÛets principauip oocupqiept le parlement: F^p, d« retarder autant qu'il était possible l'époque de sa diistçlu^ tîçu ; l'autre , d'augineuter la puissauçe ipfiritiu)e de }'ét^t« Ce dernier prqjet n'était pas seulemeut Iq C9lcu) d'UU^ poU' tique nationale qui portait les forces d^ Tét^t vers le poiut oà devait tendre leur développefuent Piiturels \l ^vait ^i^ Gore pour but d'affaiblir l'^rniée par la conçurrenqe d'une autre force et d'une autre gloire ; et soui^ cç rapport? Tint^ rét personnel du pprlemeut s'^çeqrd^it siTeç U grandeur de l'Angleterre.

L'intention de hâter )a dissolution du parlenient fut in^iv quée dès le pren)ier moment du retour de Crçm^velK On Yit aussitôt reparaître un bill , pour régler 1^ fQvm et Vép^ que d'uBe représentation nouyelle. Croinwell i^'en ipoutrt le ^Huopteup; mais fl rencontrait sur ce point uue ré^isf^nefi qu'il fi'auraitpastrouvéeailleurs. Sur la seule question des^^ voir s'il était temps de fixer à Favenir un terme ^ la pr^ït^tf^ session ; l'affirmative n'obUnt que deux yoi^ dePQfgorit^ çti lorsqu'il fallut ensuite fi^er ce teri^e, U fut reuvoy^ m 3 novembre 1654 , ce qui ^ouruait à trois ^mi \% ^émimm du parlement.

L'impatient Cromwell, qui voyait cette lenteur de Ia chambre à se dessaisir du pouvoir, ^vait cherché d'autres moyens d'iuliuence. Whitelocke rapporte une conférence trè3 remarquable, pu Cromwell réunU quelques officiers et

* Lodloii^sinemoin, v. I, p. 06S.

plusieurs membres du pariement. Cromwell , sans énoncer d'opinion, proposa la forme monarchique et la forme républicaine. Presque tout le monde reconnut l'avantage d'introduire quelque chose de monarchique dans la constitution ' de l'état; aveu qui, de la part de tant de Républicains, pouvait indiquer seulement le progrès de la puissance de Cromwell. Mais sir Thomas Widdrington , en s'arrétant à cet avis, conclut que cette portion monarchique devait être remise à l'un des fils du dernier roi , et il désigna le duc de Glocester, qui n'avait jamais porté les armes contre le parlement, et qui était alors retenu prisonnier dans l'tte de Wight. Whitelocke eut la franchise de soutenir la même opinion. Cromwell rompit la séance en disant : « C'est une « aflPaire d'une difficulté plus qu'ordinaire ; mais je pense « réellement que si la chose pouvait s'accorder avec le main* «( tien de nos droits, comme Anglais et comme chrétiens, « une constitution dans laquelle il entrerait quelque élé- <c ment monarchique serait fort utile. »

Depuis longtemps la nouvelle république d'Angleterre excitait l'inquiétude et la jalousie des Provinces-Unies de Hollande , dont elle avait^d'abord imité l'exemple , et qu'elle effrayait maintenant de son ambition et de son pouvoir. Malgré une paix apparente, les Provinces-Unies avaient fourni des secours à la cause royale ; la mort de Charles ava^t été vivement désapprouvée par elles. [1652.] L'assassinat de l'ambassadeur que leur envoyait le parlement , sans pouvoir leur être imputé , dut augmenter encore entre les deux peuples ces premières causes de défiance et d'ànimosite. Pendant l'expédition de Charles, le parlement avait essayé de s'assurer leur alliance, et il leur avait député Saint-John^ parent et créature deCromwell. Cette ambassade fut même signalée par une magnificence que la république avait négligée jusqu'alors, et qui parut destinée autant à la isûreté qu'à la pompe du nouvel ambassadeur, que l'on fit

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