‹ Histoire de Danemark et de Norwège d'après les historiens les plus estimés continuée jusqu'à nos joursChapitre 11 sur 32 · ET DB M0&WÉ6E · texte numérisé non relu

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ei perdil ainsi ce qui lui restait d'autorité et de ter* ritoire , car Ttle Femero fut tout de suite conquise

par les IIoIsk inois. Les villes hanséatiques mirent à la mer une UoUe considéraUe^ qui assiégea la ville de Fiemliourg , sous les ordres du due Henri* Elle fut obligée de se retirer après avoir perdu son cbel. Celle des Danois reuipoi La plusieurs avaiiiages, vt il rst à croire qu'un peu plus d'énergie d Erik eùi fait tourner cette guerre au détriment de ces orgueilleuses républiques. Mais, loin de se laisser abattre^ l'intérêt de leur commerce leur inspira une nouvelle énergie pour la campagne qui allait s ouvrir. A en croire une chronique holsteinoise, elles mirent à lu mer deux cent soixante vaisseaux , ayant à bord douze mille bommes», On remarquait parmi eux le comte Gerdt el plusieurs de ces laineux aies , do ce& frères de victuaillei, qui avaient été longtemps le fléau de la Baltique, mais dont on ne pouvait contester les vertus guerrières. Cette expédition ne tendait à rien moins qu'a suiprendre Copenhague. A son apparition dans les parages du Sund . Erik abandonna la dérense de la ville à la reine Philippe et se sauva à Soroe. Le eourage de cette béroique princesse électrisa ses guerriers, et l'attaque lut repuussée.

Pour venger leur défaite, les Holsteinois firent dans le Jutland des incursions auxquelles ils étaient plus poussés par Tappât du gain que par celui de la conquête. Leurs vaisseaux brûlèrent Landscrona , sur les côtes de la Scanie. Un célèbre pirate ^ Bartbel Voet, natif de Wismar, et dont le nom était la ter* renr de la mer du Nord et de la Baltique, pilla la ville de Bergen, dont la prospérité commerciale excitait sa jalousie* Ces coups de main, en se renou-

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Tdant plusieurs fois, firent un tort Immense aax Yilles hanséatiqnes , qui avaient fait de cette place

un entrepôt. Mais , dans ces temps de troubles . les intérêts étaient teilenient confondus, qu'on prenait peu en considération ce qu'on pouvait perdre soimême , pourvu que l'on causât un grand dommage à son adversaire. Cependant , s'il y avait encore quelques villes qui fussent décidées à poursuivre la guerre, d'autres, épuisées de fatigues, penchaient pour la paix. Rostocl^, Wismar et Straisund firent avec le Danemark, en iftdO, un traité séparé, avantcoureur de la paix générale qui devait être signée en lU^S.

De la conflagration générale surgit un orage qui brisa le trône d'Erik. La longue guerre contre le

Holstein et les v illes hanséatîques avait ruiné le trésor. La Norwége et le Danemark avaient acquitté sans opposition leurs contributions \ les populations de ces pays, plus patientes ou moins habituées à. la liberté que les Suédois, payaient toujours , sans que leur mécontentement se manifestât autrement que par des murmures^ mais en Suède, où la réunion des trois royaumes n'avait pas poussé de profondes racines , on s'éleva énergiqueroent contre ees contributions illégales. Les plaintes avaient déjà troublé le règne de Marguerite ^ elles retentissaient aujourd'hui de cabane en cabane dans toutes les montagnes. D^autres griefs non moins sérieux étaient mis en • avant. Le roi , conire Tusage , avait nommé un archevêque, et ce prélat n'était pas seulement un homme immoral, il planait encore sur lui le soupçon de plusieurs crimes. Déposé du siège archiépiscopal d'IIpsal, il parvint à se faire nommer évêque de l'île d' Islande mais ies habitants le mirent dans un sac et

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