‹ Histoire de Danemark et de Norwège d'après les historiens les plus estimés continuée jusqu'à nos joursChapitre 2 sur 32 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ÉTAT DU PATS SOUS LE PAGAMIttOS.

La bravoure était la seule vertu que connussent les peuples du Nord à cette époque reculée; périr, l'épée à la main^ an milieu des combats, tel était le

désir le plus ai d( nt dn clrjque guerrier; expirer dans son lit était un déshormeur et un motif d'exclusion des délices du Walhalia. Néanmoins les bardes éuient honorés ; on les trouvait à la cour des rois et dans les combats. Los anciens n'avaient pas fait de la guerre un art ayant ses principes et ses règles ; elle reposait entièrement sur la valeur personnelle. Leurs armes étaient très-simples : des massues, des marteaux» des arcs et de larges épées. Tous les peuples du Nord faisaient peu de cas de la cavalerie; les Danois n en tirent presque point usage jusqu'à Canut; encore la sienne était-elle très-faible. Les Danois avaient de longs cors, que les Norwégiens nomment lur (chalumeau), et

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doDt se servent encore aujourd'hui les monlagnards

de ces contrées pour rassembler leurs troupeaux.

La plus sévère équité présidait au partage du butin; chaque prise était transportée là où était le camp on Tétendard du roi. Les vêtements des Danois étaient tous différents de ceux de leurs voisins ; courant constamment les mers, ils avaient adopté le costume de marins; il parait même qu<|^ plusieurs de leurs rois se sont soumis à cet usage. Plus tard ^ pendant la période chrétienne, loisiiiie la pèche du hareng leur eut procuré une plus grande aisance , ils se vêtirent de pourpre et d'écarlate.

Dans les plus anciens temps , il n'y avait point de lois écrites ^ les coutumes traditionnelles en tenaient lieu. Nous ne connaissons pas autrement les lois données par le roi Frode. 11 ordonna d'affranchir celui qui f dans une bataille , attaquait le premier Tennemi^ de le proclamer le plus(prand guerrier si c'était un paysan, et de le choisir pour chef s'il était né iibre. Il est fait mention, dans l'histoire de Danemark f des lois de Skold , de Ragnar Lodbrok, etc.; mais on en ignore les dispositions , car on n'eut de lois écrites que sous les premiers rois chrétiens. En général , les disputes et les procès se vidaient par le combat singulier.

Les grandes migrations provoquées par les disettes dans la péninsule cimbrique et dans les îles danoises, ainsi que les expéditions annuelles de piraterie , portent à croire que les habitante ne s'adonnaient pas beaucoup à ragricuHure. ils préféraient la vie errante et aveninreuse des camps et des mers à la paix des champs. Les anciens Danois, comme tous les peuples septentrionaux en général , étaient bospiuliers. La taMe, le vin et le chant tai«

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saient leurs tlélic ps. On voyait figurer à toutes ces réunions des bardes qui célébraient les exploiU des héros de la natloo. Aux convois des morts on bavait à leur mémoire : cet usage , qui fut appelé minni, sni vécut à la chute du pîîfçanisme, puisqu'il existe encore dans quelques cantons de l'Angleterre. — Le commerce était nul à cette époque : il se bornait à rëchange de quelques marchandises, car il n'y eut point de monnaies avant le règne de Canut le Grand. Il est vrai que les Danois pouvaient s'en passer; Hs pourvoyaient, et au delà, à leurs besoins, par les expéditions qu'ils entreprenaient sur les c6les âoif;nées, d'où ils revenaient souvent chargés dun immense butin.

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