‹ Histoire de deux soeursChapitre 20 sur 27 · LE LEGS D VNE MERE · texte numérisé non relu

LE LEGS D VNE MERE

Mais la sœur ne l'entendait plus , elle était déjà loin ; ce qui ne l'empêcha pas de continuer : — A-l-on jamais vu ! De quoi se mêle-t-elle ? Cette dévole me déplaît.

— Ma tante !.... dit timidement Claire.

— Oui , elle me déplaît , je ne peux pas la souffrir , et il y a long-temps : elle a toujours quelque chose de désagréable à vous dire. As-tu remarqué son air en parlant ? On aurait dit qu'elle nous faisait entendre un mauvais présage et qu'elle en était enchantée.

— Je suis tout à fait de votre avis , madame , répondit pour Claire une voix derrière madame Féret qui se retourna et salua de sa plus gracieuse révérence le jeune étranger dont nous avons parlé plus haut, lequel s'avançant alors continua ainsi : — Pardonnez-moi la manière dont je me présente à vous , mais je n'ai pu résister plus long-temps à mon désir de vous offrir mes hommages. Nous sommes parens, mademoiselle , je me nomme Baudin....

— Ah ! c'est vous , M. Charles ! s'écria la veuve : nous vous connaissons , nous savons que vous êtes un jeune homme plein d'espérance et de talent.

Charles s'inclina, et la connaissance ainsi faite, ils

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