CHAPITRE II
des ennemis de la révolution de juillet s'accrut à un point extraordinaire. Dans les feuilles des chancelleries, l'occupation militaire de Cracovie fut vantée comme une magnifique réponse aux déclamations des tribunes anglaise et française, comme une revanche à jamais glorieuse >'<'■ l'occupation d'Ancône. Bientôt l'orgueil des journaux censurés de l'Allemagne ne connu! plus de bornes, et, dans une correspondance publiée par la Gazette d'Augsbourg. un Prussien, qui avait oublié sans doute léna, nous rappela Rosbach.
Si la France cl l'Angleterre, resserrant alors les nœuds de leur alliance, s'étaient décidées à intervenir en Espagne, nul doute (pie la victoire remportée par la diplomatie continentale n'eûl été efficacement contrebalancée. C'est ce qu'aperçut clairement lord Palmerston.
l.a situation de l'Espagne était d'ailleurs devenue pour le Cabinet de Saint-James le sujet de préoccupations fort \i\es. Tant que la cause de don Carlos lui avait paru chancelante, il avait plus craint (pie désiré l'intervention française, qui l'aurait gêné dans le maniement des affaires de
la Péninsule. El voilà précisément pourquoi la dipl atie
britannique ne nous avait assigné qu'un rôle d'expecta-
ii\e dans ce fameux traité de la Quadruple-Alliance, dont il est permis de dire que M. de Talleyrand le signa sai le comprendre. Mais les progrès de l'insurrection carliste étaient venu-- chaqger, pour les Vnglais, la face de la que; -
lion. La présence de la France au-delà des Pj renées, im
portunedans le premier cas, devenait nécessaire dans second, car il fallait, avant tout, avoir raison de don Carlos et tarir les sources sanglantes de la guerre civil il fallait, avant de prétendre aux bénéfices d'une tutelh
iuMMiru m m\
exclusive, aviser aux moyens de la conquérir. Or, le imnistère whig n'ignorait pas que la légion >l i vans, comde pillards, déshonorai! le nom anglais, Bans profil i "in l affermissement <!<• la royauté d'Isabelle. El les soldats manquaient pour l;i remplacer. Lord Palmerstonse tourna donc du côté des ruileries, invoquant !<• traité <!«• l.i Quadruple-Alliance et demandant appui.
M. h- les motifs pour lesquels Louis-Philippe s'était opposé .1 l'intervention en 1834 lui paraissaient plus forts, plus décisifs que jamais ; el deux causes, futiles en apparence, rendaient son obstination intraitable
Depuis le jour où lord Palmerston, avec une légèreté arrogante, l avait i.ni attendre dans son antichambre, M de ralleyrand avait juré au Cabinet whig uni' haine impla- • able Pour détourner ce faible esprit il<' l'alliance anglaise, i|u il avait d'abord voulue, el dont il avait tiré vanité aux jreui de l Europe, quoiqu il se l'ut montré incapable de la nouer, il avait sufll d un procédé injurieui II. de ralleyrand repoussait donc i intervention en i spagne, sans au i r « - but que d'humilici lord Palmerston Rancunes misé rables, nui servaient .1 merveille la répugnance que le
'prouvait poui le minisire anglais '. 11 est certain que
liinl Palmerston réunissait en lui les défauts les plus anti palhiqucs .1 Louis Philippe la fatuité, l'amoui propre
■ la ii- ii - s (Ta ires, le goo.1 du bruit, > activité Iracassière
et imprudente Bientôt lord Palmerston m' fut plusconai
■ 1 • 1 ■ - sus ruileries que ii'in un brouillon, que coi e
un homme éminemment propre .1 gatei la paix l 1 telle 1 tait du reste, l opinion qu on avait de lui dans presque toutes les Cour* île l'Kurnpe auxquelles il était drv«»nu
imIuu \