CHAPITRE
me si, enfin, il était loisible aux gouvernements russe, autrichien et prussien, d'étendre à des Italiens, par exemple. ou à des Français, leur droit de souveraineté et leurs mesures de contrainte!
Mais quand la force compte sur l'impunité de ses violences, que valent, pour l'arrêter, le texte des conventions et les lois de la justice? Plus le fait était monstrueux, hardi, mieux il servait le but des royautés du continent . qui était d'humilier la France et l'Angleterre, pour relever en Europe l'ascendant du vieux principe monarchique.
Aussi l'affaire lut-elle conduite avec une hauteur, une brusquerie, un dédain des usages diplomatiques, un mépris de la faiblesse, dnul l'histoire fournit peu d'exemples. Les Autrichiens avaient été suivis par les Russes les Russes le turent par le> Prussiens. Aussitôt, la milice de Cracovie esl dissoute; les réfugiés son) traqués avec une rigueur inouïe : on maltraite plusieurs habitants; on menace de la prison ou de l'amende quiconque recèlera un proscrit; la main des étrangers pèse sur le gouvernement, trop faible pour désobéir et réduit à trembler l'indépendance de Cracovie a complètement disparu.
L'occupation militaire de cette ville avail eu lieu le 17 février, et celait le -21 que M. Thiers avail été nommé ministre des affaires étrangères. Quel parti allait-il prendre!1 Honorerait -il son entrée aux affaires par un acte de décision et de vigueur ? On ne craignait rien de semblable ni à Saint-Pétersbourg, ni à Berlin, ni a Vienne. <>n s en liait du maintien de la paix à une volonté plus puissante que celle du nouveau ministre; et, d'ailleurs, M. Thiers lui-même, par des raisons qu'on verra plus
oananençail «lors a pencher vers la politique du conimi'tit ri i m' détacher <!<■ I Angleterre i e pousser de plus ea plus sur cette pente, tel ètail le mol d'ordre donné à mm de Werther, d'Apponj el de Pahlen. ils lui firent donc part de l'occupation de Gracovie, en le priant de remarqner qu'aucune communication analogue n'avait «-t <et ne serai) laite au Cabinet de Saint-James, attendu que la Russie, I Autriche el la Prusse, tenaient è marquer au rnemenl français, par cette différence de procédés, i ombien elles pi isaienl -.1 modération el sa sagesse. \imm. d'un part, "ii masquait soua un vain témoignage dedéque la ré< ente bravade avail il ex* essil . et, de l autre, on essayait <l>' -■•uni entre M 1 hier» el lord l'almerston des causes de défiance et de jalousie. 1 artifice était grossiei -1 m rhiers en lut dupe ou feignit seulement de l être, c esl 1 e que nous ne saurions dire, fou ■ mis esl il qu il se Uni pour satisfait, au milieu de 1 indication générale ex< itée en 1 rant e par un acte qu on j 1 nnsidérail avec raison comme un outrage cali ulé au gé nie révolutionnaire.
Kn tngletet re, I élan m lût pas moindre, el >i ardentes interpellations assaillirent . dans le parlement, !<• » abinel whig Mais sans l'appui du gouvernement français, lord Palmerston ne se croyait pas en mesure de faire parler à de la menace il déclara du haut de la tribune que l'entrée des Vutrichicns. des Russes .1 des Prussiens a (Iracoviu lui paraissait une violation intu des traités; mais aui une mesure vigoureuse ne lut prise par lui poui soutenu I honneur de cette décJa ration
1 . nsuii.it de loul 1 ■■!.! était fai ile •> prévoit 1 orgueil