‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 107 sur 220 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

coude par la nomination, de sorte que "les ministres auraient servi de lien entre les pouvoirs rivaux el formé une autorité médiatrice. M. Duvergier de Hauranne ne prenait pas garde qu'en croyant prévenir le combat, il ne faisait que déplacer le champ de bataille: car on lui pouvait répondre : « De deux choses l'une, ou le roi sera forcé d'avoir égard à la désir/nation, ou il lui sera loisililt de n'en pas tenir compte. Dans le premier cas. son droit est illusoire. Dans le second, la Chambre venant à lui refuger lout concours, la lutte renaît pour aboutir à un coup d'État, et. peut-être, à une révolution. »

Le régime constitutionnel allait ainsi s'afl'.iiblissant. compromis, décrie, par les débats de ses publicistes el L'impuissance «le leur logique. L'article de M. Duvergiei de Hauranne. cependant, avait une signification redou table : il donnait un mot d'ordre à la ligue parlementaire qui se préparai! .

On touchait au i •> mars (1838), époque fixée pour- la présentation de la lui sur les fonds secrets, question de confiance qui devail décider du maintien du ministère on de sa chute. Les nouveaux alliés jugèrent l'occasion bonne pour essayer leurs forces, et se partagèrent 1rs rôles. Esprit agressif, orateur aventureux, M. Jauberl se chargea de commencer l'attaque. .M. Guizol devait la soutenir, et M. Thiers porter le coup décisif. Mais les incer titudes de M. Guizol perdirent tout il entretenait avec le Centre certaines relations dont il n'aurait pas voulu (pie le bénéfice lui lut enlevé. Il annonça donc l'intention de blâmer le ministère avec ménagement et sans rien compromettre. Lu vain ses amis lui représentèrent-ils les inconvénients d'une attitude flottante, et que la sagesse ici

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.lui la décision : il s'obstina par axées de rirconspertion ou par égolsme.

Vinsi qu'il avait été convenu, ne lui M. tauberi qui .1 le combat, il s\ montra ce qu'il étui : plein de Fougue, de verve, >'i railleur. Ce qu'il réprouvait dans les fonds secrets, c'était moins leur principe que leur empM. li lii ressoi tu pai \ ives paroles le scandale >!<"• subventions payées aux journaux, mettant à l'index le patronage ruineux à l'ombre duquel leJourno/dei Débats avait vécu

m. h. J'accorde mon \<>U' an gouvernement, dipaifr- ■ il comme conclusion, je l'aurais refusé au ministère. ■ M Guizot, lui aussi, vint seposeï a la tribune en advei saire du Pouvoir. Mais H a'étail |>ln^ reoonnaiasable. il hésitait, il balbutiait, il s'embarrassait dans de vagues formules donl l'emphase dissimulait mal la banalité, cal homme ordinairement si superbe el m tranchant dans son dogmatisme, lantâl le regard fixé sur ses nouveaux amis il semblail leur demander pardon de la mollesse .li- ms attaques; Lanlôl te retournanl vers le » «-ni i .-. d'un air suppliant el contraint, il paraissait honteux de

i uveauté <!<■ «m rôle d'opposition. Vpree un dis

i-,|iM fui un supplice i"'ui l'assemblée <•! poui luimême, il descendu de la tribune au milieu ■' une appra

batioit m t Découragé, II, rhiera n "-a pas prendre

la pan u ampagne manquée, i n dépil des

n proleslalions de M Odilon Barrol el de celles de M. Uiaquel, ancien préfel de police, que --.i destitution tvail i.ni cnn. un du ministère, le chiffre des ronds v . reta fui volé tel que m Isolé !«• demandait, i t. réduite .1 attendre des j"m> meilleurs, la ooaliliofl vaioeue -<• ■ii>i «

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