‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 108 sur 220 · CHAPITRE \. '.' ' I · texte numérisé non relu

CHAPITRE \. '.' ' I

Une nouvelle bruyante émut . vers celle époque, le monde politique.

Nous avons dépeint M. de Talleyrand; nous avons dit combien était fastueuse sa vanité dans le mal .Mai- son impassibilité n'était qu'un masque. Comme le mépris des principes et des hommes faisait école dans son salon, il ne roulait point perdre le bénéfice dece professoral honteux, el il avait soin île ne paraître que triomphant et moqueur. Au fond, il étail incertain, combattu, humble dans sa tristesseet tourmenté. Son immoralité de parade ne répondant pas m lui à une forte nature, à une perversité énergique, il s'y épuisa misérablement. Des témoignages tenus longtemps secrets, mais irrécusables, prouvent que dans les dernières années de sa vie la méditation lui était amère, insupportable. Abandonné à lui-même dans le silence des nuits, il tombait du liant de son orgueil factice dans d'inexprimables découragements; et à la lueur de la lampe qui éclairait la solitude de ses veilles, il lui arriva d'écrire des lignes paroù se montraient la multitude de ses pi et les défaillances de sou aine, des lignes comme celles ci, par exemple: « Voilà 83 ans écoulés ! que de soucis ! que d'agitations! que de malveillances inspirées! que de complications tari n'uses ! El cela sans autres résultats qu'une

grande fatigue physiqi l i aie. ri qu'un sentiment

profond dedécouragement a l'égard de l'avenir, de dégoût pour li- passé !

\nisi. si m-, la -lare de son front, I ironie perpétuelle de

-un regard, le calme de mi aintien, ri la permanence

de son bonheur apparent, M de ralleyrand radiait une vie pleine de luttes el de pusillanimité. Une fois sur la scène, il faisait volontiers étalage de son dédain pour la

■1ST0M1 M n an*, mi lu. Mais il avait le <\ uisnu'ilu mal BSnssn avoir le COU-

II ne croyait même pas à son scepticisme; il n'avait pas loi même en son immoralité : de sorte que tout était faux chez cet homme, jusqu'à ses vices.

s'il en faul croire quelques dévots personnages, la première communion de la Bile de M"" deOino aurait marqué, dans la \ic- de H de Talleyrand, d'une manière étrange, décisive : el il se serait laissé toucher à un point extraordinaire par lespa tacle de la piété chex une jeune Bile qu'il aimait tendrement Ce qui est certain, c'est que H"* Pauline de Dino était d'une dévotion raie, et, de la part de son grand oncle, l'objet d'une espèce de culte. M de ralleyrand, d'ailleurs, avait une faiblesse de carac 1ère à peine croyable, et personne plus que lui n'était propre a être gouverné parmi enfant Ce lui de ces données qu'on partit pour préparer l'œuvre de sa conversion.

Un devine de quelle importance était pour les prêtres une conversion semblable ' Ceux d'entre eux qu'animait un zèle sincère pour la religion devaient s'en réjouir l'omme d'une sainte conquête; les autres j voyaient un hommage rendu a leur empire, une humiliation s.ms égale infligée au parti de Voltaire, la preuve enfin que le catho licisme avait • l « « » 1 1 Ar suzeraineté sur les deux extrémités île l'existence de l'homme, sur la naissance '•! sur la mort Du reste, l'ancien archevêque de Paris, le rardinal <!<• ralleyrand de Périgord, avait spécialement recommandé In conversion de son neveu a m de Quélen, qu'il désira, dan* cette pensée, avoir pour suci esseui

i intérêt d«' i i • 1 1 - ■ - fui merveilleusement servi par la (lin liesse de Dino Fille du duc de Courlande etnéepai

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