CHAPITRE
conséquent dans le voisinage des trônes, elle avait exerce long-temps le double pouvoir île l'esprit et de la beauté: mais l'un dure plus que l'autre; et. soit qu'elle voulût par un changement d'habitudes rajeunir sa vie, soit que les allures de la Cour trop bourgeoise de Louis-Philippe eussent lini par épuiser ses aristocratiques dégoûts, elle en était venueàsoupireraprès le faubourg Saint-Germain, lin vain M. Thiers et les hommes nouveaux lui avaient-ils mainte fois représente combien était peu probable la réconciliation dont l'espoir la tentait, et qu'elle ne trouverait jamais ailleurs ce qu'elle allait perdre, en s'éloignant de l'entourage de M. deTalIeyrand, c'est-à-dire le plaisir d'in- Buer sur les affaires et celui d'avoir des gens d'esprit pour courtisans, elles'obstina. Or, elle crut. — eteette croyance, s'associanl à des sentiments religieux, lui en était devenue sans doute plus chère,- elle crut que sa paix avec le faubourg Saint-Germain serait faite le jour où elle aurait obtenu de M. de Talleyrand un désaveu i ublic du passé. Elle > gagnait, dans tous les cas, de flatter la reine. El l'entreprise n'avait rien de chimérique, car la duchesse de Dino commandait irrésistiblement a la volonté de son oncle, douée qu'elle était d'une vive intelligence et d'un
esprit (bai niant.
Ans'-i bien. M. de l allev rand commençait a l'aire soi lui-même de fréquents retours, quoiqu'il se gardai soi gneusemenl d'en laisser rien paraître à ceux de ses amis qui, comme MM. il'' Montrond. l'hiers el Mignel. auraienl eu droit de s'en étonner. Pendant l'année qui précéda sa lin. il demanda souvent a son libraire des livrespieux : el sur un pelil morceau de papier nous avons lu. tracée au crayon el de sa main, l'indication suivante /.</ Religion