CHAPITRE X
telle était l'incertitude d'esprit de l'homme qui passait pour le patriarche de l'incrédulité, qu'il se laissait insensiblement amener, non-seulement à l'idée de remplir ses devoirs religieux, mais encore à celle d'abjurer publiquement sa vie. C'est ce qu'il fit dans une déclaration adressée au pape, et qui fut soumise à l'archevêque de Paris. Le prince y confessai! -es erreurs avec une humilité craintive. Seulement, il y en avait une qu'il s'étudiait à excuser. L'archevêque de Paris ne voulut pas de la restriction et fit subir à l'acte des modifications auxquelles M. de Talleyrand se résigna, tant il était soumise! dompte
Cependant, il venait d'être atteint {l'une maladie mortelle, et la nouvelle de ce qui se passai! dan- Pin té perçai! déjà, quoique vaguement, au-dehors. Ce fui la portion la plus mondaine de l'entourage du prince un inexprimable sujel de surprise el de douleur. Que M. di
Talleyrand eut l'ail intervenir dans s,-- adieux à la vie 1;;
P( i ijinii el lesordinaires pratiques du culte, des hommes comme MM. Thiers et Mignel ne pouvaient trouvei (pie très-convenable et très-décent; mais dans la rél talion publique imposée au vieillard par qui la i tes Charap-de-Mars fui célébrée, il j avait, suivant eux. e outrage m l'ensemble do traditions révolutionnaires, e ils s'en indignaient. La colère étail grande surtout 'lie M. deMontrond, homme d'Étal anonyme el génie clan destin, roui' -ans égal, perdu de mœurs ei de dettes, poi sédani au plus ha ul degré la grâce dans l'impertinent et le dandysme de i incrédulité, causeur étincelanl d'ail leur», uni \ roi, et bien supérieur à M. de Talleyrand
duquel il d,iS&il : " Qui "'■ I mlnrrruil ' <l < v/ vi , h i, ,i i .
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H. de Montrond mil à disputer aux prêtres son complice mouraut une ardeur passionnée el violente, roui u inutile.
M. il.' ralleyrand avait toujours ru beaucoup de goût pour M. rbiers et pour M. Mignet. il aimait leur genre détalent, l'originalité de leur fraternelle fortune : et il ilaii.ni eu eux de- historiens : car ce b< epliqne, si profond a -i • omplel en apparence, se préoccupail avec une anxiété presque puérile «lu jugement que porterait sur lui la pus ter i lé. I son tour, M. rhiers avait été sensible aux avan
ces faites .1 - nérile plébéien par un grand sci^i eur
de i.i révolution. Iles) vrai qu'au sujet du traité de la Quadruple- Vlliance leurs relations s'étaienl un peu refroidies, mais enfin elles m' s'étaienl pas rompues, el M. Thiers n'avait cessé d'avoir auprès du prince un facile accès; il crut remarquer qu "u r^,i),i de I éloigner dès que M. de l.illi'\ rend lut tombé malade.
ii- r mai. les signes d'une morl prochaine devenan visibles, on présenta au prince, pour qu'il j appi ail sa signature, la déclaration, objet de Uni «le > raintee, de tant dVs|M>rancefl il -i-: n.i Peu de temps après, le roi parut, el i mi raconte que, louché d'une telle visite, le gentil homme i l'agonie exprima sa satisfaction en ces larmes
i u i.i in u ni qu ail jamais reçu ma mat*
!<■ aussi ci <■ rsi pai des ecclésiastiques
que le i.i ii . quelque invraisemblable qu il m ni . a été tour dément propagé que le roi ayant demandé à II, de ralleyrand s'il souffrait, el celui ci ayant répondu ■ nui.
• ••■i ■ un damné « . Louis Philippe laissa tout bas
• i i i.i ; > i ■ i ce ni"i i' ' iii"i que le mourant aurait entendu, at dont il M serait sui le champ vengé en doi