‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 114 sur 220 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

«■lus. Repoussé par l'Empereur après l'avoir été par la République, il ne prè\ il pas le retour des Bourbons, et ne le jugea possible que lorsqu'ils entrèrent dans Paris. Les Gent-Jours prirent au dépourvu sa prévoyance, si folle-, ment vantée! Au congrès de Vienne, el bien que le pardes dépouilles du monde eût fait naitre entre les Puissances victorieuses des dissidences dont un négociateur habile pouvait aisément tirer profit, il ne sut empêcher ni la formation du royaume des Pays-Bas, qui devait i. servir de barrière au Nord, ni celle du royaume de igné, qui devail nous servir de bai rière au Midi : il a, contre l'empereur de Russie, qui nous aimait, à l'Angleterre, qui travaillait ardemment à mitre ruine: il ne put rien, absolument rien pour le né de Saxe, noire allié le plus fidèle; et, au lieu de donner pour voisin à la France, sur les bonis du Rhin, une Puissance second ainsi (pie la lïussie le proposait, il contribua, par imbécillité OU trahison, à établir i'i nos portes la Prusse. Puis- ! principale et hostile, il lui incapable de se maintenir la Restauration, a laquelle Fouché lui-même, le régi cide Fouché, s'étaH rendu nécessaire, il n'eut point de part à l'avènement de Louis-Philippe, tant son influence nulle en 1830! Dans les conférences de Londres. réduit à un rôle tout-à-fail subalterne, il lut mis honteu- •ni en dehors de délibérations qui avaient pour objet iStruction îles forlei ■ i - i ontre la France, cl

on lui lit signer le traité des vingt quatre articles, appen-

diceàceuxde 1815. il -onnut la Quadruple-Alliance

<pi après sa conclusion, et il permit qu'on lui m attribuai nsée Humilié par lord Palmerston dans sa fatuité de i seigneur, il se détacha, pour se venger, des m higs

BISTCHU H NX MIS

>■( de l Angleterre, «m prit parti pour In politique continenl île. lui à <im d'ignorants panêg) riates <>m prêté > i»-— vues si persistantes el si profondes. Enfin, rappelé de i ondres. il fui obligé, pour retenir un reste d'inQueuce, de « ;il>.n* ser aux fonctions de Batteur, el il B'attira un jour, de la pari de M. l biers, cette exclamation cruelle : •• Que M. « l « - « Talleyrand, sous Napoléon, se soi! fail le courtisan de l.i gloire el de la grandeur, ;■ la bonne heure; mais se

• (aire le courtisan de ceci ! » Donc pas un fail qui

prouve la capacité de M. 1 1« - Talleyrand.

A la vérité, il ;i traversé beaucoup dorages, el il <'si

iiiurt dans son lit. Mais, pour se lenir deboul dans les

hautes régions de la politique, quand on n'aspire qu'à cela,

que laut-il? Avoir une âme d'esclave; savoir être inGdèle

.m malheur el ingrat : ramper dans l;i tyrannie; ne sentir

m i orgueil des choses sublimes, ni l'ambition des vastes

desseins; être assez médiocre pour qu'on dédaigne de

vous haïr, el assez \il pour qu'on se serve de vous,

même en vous méprisant. On appelle cela le génie de

l'homme heureux! Ui! qu'on descende jusqu'aux plu-

humbles conditions; qu'on regarde ce malheureux aux

prises avec la misère; qu'on calcule l'étendue des rcs

MHirces m" 'I ,s| obligé de mettre en œuvre pour échap

pei .1 la i.mi:. la i • > t « e de volonté i|u il emploie contre le

■ ii \ « .u - vous croyez un grand homme, Mon

m. m le comte, parce que vous êtes un grand seigneur,

dil Beaumarchais l ii morbleu! perdu dans la foule

obscure, il m'a fallu déployer plus de science noui sub

.. xi-ti i -.• j. m ml i|u mi n en ;i mis depuis cenl ans ■«

ivernm foules !<•-« i ^|uinnc- ■ vm. le génie n'a

poinl Insuccès pour mesure La vraie grandeui ne reste

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