‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 13 sur 220 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

sures plus décisives-, que l'intervention et les immenses sacrifices qui en devaient résulter seraient sans but comme sans dignité, à moins qu'on ne pût raisonnablement espérer de pacifier l'Espagne et les partis qui la déchiraient ; que si l'idée d'une intervention ou d'une coopération avait pu être jugée praticable à une autre époque, il n'en était plus de même depuis que l'anarchie croissante et des scènes d'horreur sans cesse renouvelées axaient remis tout en question dans la Péninsule.

Qu'il s'attendit OU non à un relus, lord Palmerslon ne jiut se défendre d'une irritation profonde; et. à dater de ce jour, l'alliance du Cabinet des Tuileries et de celui de. Saint -.laines se trouva, sinon rompue, du moins fort altérée et ( ompromise.

D'un au ire eôté, M. de Met le; nie h triomphait au milieu de ses alliés désormais rassurés. De là une série de mesures toutes pacifiques. La Gazetted' lugsbourg. qui nous avait préc demmenl insultés dans une correspondance

prussienne, inséra, vers la lin du mois de mars, iineeor-

respondance autrichienne pleine d'avances doucereuses .1 l'adresse du gouvernement français: l'Observateur autrichien du tt) avril publia une proclamation dans laquelle le gênerai Kauffmann annonçail comme prochain ledépart d'une grande partie des troupes qui occupaient Cracov ie : 1 armée autrichienne fui réduite à des proportions qui la remettaient sur le même pied qu'avant 1830; enfin, le Cabine) de Saint-Pétersbourg paru! disposée faire preuve de modération, el le Journal de Paris du 22 avril annonça la réduction de h. dette turque el l'évacuation de Silis trie par les Russes.

il n'en fallait pas Lanl pour ranimer. .1 la Cour des Tui-

HisroiM m ni lits.

un espoir auquel on n'avait jamais eu le co

de renoncer tprès le service qu'on venait de rendre à la

politique du Continent, on se crul <-i i droit de demander

lace dans la Famille des souverains, el la royauté de

juillet se mit à vivre tout entière dans le roman de ses dé-

i e ilin d'Orléans, fils aîné du roi, étail jeune, bien l'ail. d'un esprit agréable, d'une figure régulière, el, quoique peu expressive, attirante Destiné, selon des appare dont l'orgueil humain ne devine jamais le mensoi

■ un jour la plus brillante couronne de l'univers, il .i\.ni joui de bonne heure de cette grandeur élégante cl .le- ce Frivole éclat, éternel enchantement du cœur des Femmes Le célibat n'ayanl plus rien à lui promettre en

rs imprévus et en poétiques Fantaisies, il rêva un mariage dont la splendeur compensât les devoirs austi

- vœux lui'iii choix d'une archiduchesse il Autriche Itien ne pouvait plaire davantage ■> la Famille royale, >]ii î brillait de rentrer en uraces auprès de II urope monarchique m. us un avait il pas en un ii'l espoii excès de Immérité Irtfit-on affronter l'humiliation d'un refus ' M rhiers avait trop de sagacité pour s'abandonner sans

.■ a une politique d'illusions il pressentit ui |h.iim- pleine de dédains, <-i ne i rut pas devoir s en cacher.

plus de hardiesse dans l'espril pI de hauteui dans

i ome. il «MM do a la Famille royale les seuls conseils

vraiment dignes d'être suivis ; il lui <-ui représenté que

i aprea dea alliances contre révolutionnaires, > amoindri! gratuitement ;qu aprèaunc évolution comme celle de juillet, el dans un pays comme le notre, la mn uni hi n'avait rien à cmpruntei à de gothiques majestés;

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