CHAPITRE
qu'elle n'était possible, si elle l'était, qu2à la condition de se suffire; qu'une Française, fille de quelque grand citoyen,
valait bien, pour un prince français, une princesse issue d'un sang étranger, d'un sang ennemi: que Rome avait dominé les nations pour avoir cru le moindre des citoyens de Rome supérieur en noblesse au plus auguste des rois : que Napoléon, en poursuivant, par une mesquine vanité de parvenu, l'alliance des Césars germaniques, avait abdiqué moralement aux yeux du monde et préparé sa chute. Voilà ce que M. Thiers, ou ne comprit pas. ou n'osa pas dire. Il se contentait de taire observer qu'il n'y avait pas lieu de se hâter: que les parvenus devaient se marier tard. parce qu'ils augmentaient ainsi la pari des lionnes chances: que, dans tous les cas. il fallait jeter les yeux sur une petite princesse d'Allemagne, pourvu qu'elle eût du sang deroidanslesveines.LesobjectionsdeM. Thiers n'allèrent pas au-delà, el l'on n'eut pas de peine à vaincre sa résistance. Soil esprit de conduite, soil conviction, le roi, devant son ministre, ne s'était jusqu'alors qu'à demi assoi ië aux désirs ambitieux du duc d'Orléans; el il en étail résulté, entre le péreel le fils, de légers indices de desaccord
Un jour, prenanl M. Thiers à part, madame Adélaïde le pressa de mettre lin à des hésitations qui jetaient, disaitelle, un certain trouble dans la famille. Il M. Thiers céda . \u tond, il n'était sans doute pas lâche de marquer son
passage aux affaires par un événement notable, il puis. comment ne se serait-il pas senti flatté de l'hommage qu'on rendait à son importance d'obscure origine, en faisant de hu l'introducteur de la maison d'Orléans dans la
lainille des \ ieux souverains .'
Prenant donc résolument son parti, H se ménage un
| HISTOlKt III Hl\ Utt.
riitifiii'ii avec \|\i de Werther et d'Appony, ambasc deursde Prusse el d'Autriche, leur parie d'un voyage an Uleanagne arojeté par le doc d'Orléans, les prie d'obtenir l'agrément de tours Goure respectives el leur recommande
- eret.
i ii ambassadeur est bonjours intéressé à ce que des rapports de bienveillance el d'intimité se nouent entre la Puissance qu'il représente el celle auprès de laquelle il est lil mm de Werther el • ! tppom accueil lenl avec emprosoemenl la communication de M. I hiei s » >n mel -urle-ehaanpdes court iers à leur disposition, el l'on ne Larde
pas .1 recevoir i ré| h ravorable. Qu'on juge de la
surprise, <lu dépil de l'ambassadeur de Russie, dupe d'un Irop bien gardé. Hais M rhiers connaissait partienienl le comte de Pahlen : il t'était chargé de l'adon i h <t n \ eut pu de peine roui avail donc réussi p lement. Le duc d'Orléans était transporté de joie; le doc de Nemours, aon Frère, fut désigné pour raccompagner; et, quasi au roi, rompant avec ses habitudes d'économie pan ■ i|u il s .i-i^-.' ii ici d'un intérêt dynastique. il mil a la iliaposition de ses fils autant d'or qu'il leur eu fallait pour briller i la maniéi n des princes
li ■ temps, M rhiera écrivait .1 M de vont
v, il. m.- une lettre qui .i\aii l importance il une di •
• n avoii lr ■ .11.11 1ère, el que celui 1 1 devait se borner a lire à m de Metlernich. le cas échéant On ne voulait |i»s, on effet, que l'affaire de famille resaemblAI •• une
iil.iin- de (il 1 el il avail été convenu que le duc
il Orli 1 ri tonne, les frais de 1 1 noj
lion, saut 1 ' tre nppu\é |>ni I amlMSsadcm frani n-< si Udi*v< naît probable Dans -.1 lettre, M rhiera n'avait