‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 134 sur 220 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

à les nier; et ils le firent, les uns avec présence d'esprit, les autres avec emportement. .Mais sur le banc où ils étaient assis se trouvait Vallantin. un malheureux qui avait indignement surpris leur confiance et s'était fait leur dénonciateur. Ce fut sur les affirmations de cet homme, flétri par une condamnation pour faux et auquel avaitété arbitrairement épargné l'opprobre de Vexposition. que l'accusation s'appuya. On peut remarquer aussi ci on remarqua que la plupart des témoins à charge étaient des individus mal famés, compromis par des actes honteux. I. a débats furent vils et de nature à passionner le public. Louis Hubert y déploya des convictions rétléchies et ardentes, Steuhle. qui ne parlait et ne comprenait que la langue allemande, fil preuve, devant le tribunal, d'une force de tète (mil n'avait pas montrée dans l'instruction. Quant à M"- Laure Grouvelle, elle unissait à une exaltation politique extraordinaire un dévouaient sans bornes : sa tête était dune républicaine audacieuse el son àme d'une sœur de charité, elle avait entouré d'ornements funéraires la tombe d'Alibaud, et. dans le choléra, elle s'était attachée à un hôpital, soignant les malades, consolant leur agonie, vivant au milieu de la contagion de la mort : sous le poids d'une accusation capitale, elle resta calme el mit a confesser sa foi une assurance exemple d'affectation.

Dans la dernière audience les plaidoiries étanl terminées, et le président ayant demandée mademoiselle Laure Grouvelle si ellen avail rien ■> ajoutera sa défense, elle se leva ci dit u m je prend- li parole, Messieurs les jurés, « c'est pour donner un témoignage public de gratitude ;i •• celui qui esl venu avec tant <\r courage elle désignai!

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