‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 136 sur 220 · I.IIAI1 TRE XII · texte numérisé non relu

I.IIAI1 TRE XII

M"e Grouvelle, un cri terrible s'échappa de sa poitrine, et une arme qu'il tenait cachée brilla dans sa main. Pour l'empêcher de se donner la mort, les gendarmes se précipitent aussitôt sur lui. Une lutte s'engage; le cri aux armes retentit. Tout le monde se lève précipitamment. Les bancs, les tables, les rampes sont escaladés au sein dune contusion inexprimable, redoublée par les lamentations des femmes. Steuble tombe évanoui aux bras des gendarmes. Jamais les annales des cours d'assises n'offrirent pareil spectacle. Furieux, hors de lui, Hubert se répandait en imprécations, et du milieu des gardes entre les mains desquels il se débattait : « Cette femme, « s'écriait-il avec une violence inouie , elle est inno- « cente ! Misérables ! Vous avez condamné la vertu « même! In jury français! Oh! l'infamie! » On l'eni raina enfin -. el ce ne fut pas sans peine qu'on put achever la lecture de la déclaration du jury, par laquelle étaient reconnus coupables de complot dirigé contre l'existence, non du roi. mais du gouvernement. M""Grouvelle, Steuble, Annat et Vincent Ciraud. Ce dernier fut condamné à trois ans de prison, les autres à cinq. Ilubei I . déclaré coupable « de complot suivi d'actes pour en pré- « parer l'exécution ». était frappé de la peine de la déportation.

Quanl aux moyens mis en œuvre pour obtenir de Vallantin des révélations el des aveux, est-il vrai qu'une somme de huil & dix mille francs lui fut promise? C'est

Ce qu'il 8 affirmé dans une lettre écrite de sa main, et qui

est là sous nos \enx.

O uoi qu'il en soit, au moment où nous écrivons, Hubert se meurt; steuble est inori . s'étant coupé la gorge avec

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un rasoir dans »'>n cachot; M"r Groavelle esl folle; Vin- C80l (.irauil si' trouve libre : niais il est sorti <li" prison avec des cheveux blancs.

i u mois environ sprès les débats du procès Hubert, qui montraienl d'une manière si terrible de quelles baînes la monarchie en France élail entourée, le couronnement de la reine Victoria vin! ouvrir carrière aux démonstrations <lu loyatisnu anglais

Le Cabine! «1rs Tuileries avait cru devoir choisir pour ambassadeur extraordinaire à i ondres i«- maréchal ^i >n 1 1 choix convenable, s'il en laul juger par l'événement.

l-.i toutefois, l'arrivée du maréchal en Angleterre fui ■ i abord accueillie par des attaques non-seulement inhospitalières mais injustes. Le Quaterly-Reoieu avait donné -nal : les journaux de 1 aristocratie britannique n'eurent pas de honte de répéter ce cri d'une rancune -.m-, élévation el d'une immortelle jalousie. On contestait au vieui Boldal la victoire de roulouse, sa gloire inoon lestable; on racontait, svec un orgueil grossier, qu'a Waterloo, le repas préparé pour lui avail été mangé par le duc de Wellington, Hais la réaction vint, prompte, éclatante, mêlée d'enthousiasme: elle avail commencé par une lettre >i une modestie pleine de grandeur, dans laquelle le colonel Napier rappelait les esprits au respect de la France impériale el il«' l'équité

Le 28 juin 1838, dans la matinée, la solennité du cou

ronnemenl lui a un • i i ondres par une salve de m nui

el un coups de canon D'épais nuages menaçaient II rêto,

•■i cep ndanl une foule nbrable inondait déjà Whita

hall, p. u ii.iiii.nl Street, tbingdon Street, al toutes les rues voisines de l'abbaye de Weslminslei sm une lisrnp

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