CHAPITRE XII
déterminer à Paris le triomphe d'une politique plus généreuse ?
Ile son côté, et tout intérêt de parti mis à part, la France avait pour garder Ancône des motifs diplomatiques et militaires de la plus haute importance. La ville d'Ancône était la clef de l'occupation de la haute Italie: elle couvrait Naples vis-à-vis de Vienne ; elle nous assurai! en Dalmatie et en lllyrie une inlluence notable : en cas de guerre avec les Autrichiens, elle nous eût été bonne et comme place de guerre et comme port; défendue autrefois parle général Mono ier à la tête de 2,000 hommes dont la plupartblessés . elle avait, pendant douze jours, arrêté 42,000 hommes, et, pour la mettre en état desoutenir un siège opiniâtre, il n'eût fallu ni de longs travaux ni beaucoup d'argent; son occupation par la France avait toujours été jugée si utile pour nous qu'elle avait été réclamée d'une manière expresse dans la négociation des traités de Campo-Formio et de Luné ville. Que dire encore .' entre nos escadres et les Dardanelles, Ancône supprimait une distance de six cents lieue-.. dans un moment où chacune des grandes Puissances avait à veiller sur l'empire ébranlé des Osmanlis. L'abandon d'Ancône ne pouvait doue être qu'une mesure funeste. Et M. Thiers le sentait bien, lorsque dans une dépêche du i i mais is.k; décrivait à notre ambassadeur .1 Rome .
" Je vous recommande, Monsieur le marquis, de ne •i poinl prendre à Rome l'initiative de cette question de ci l'évacuation d' Vncône, de ne jamais la soulever, ei d'éii vi ter tout ce qui s'j rapporterait, si vous étiez abso- ■ lument obligé d'exprimer une opinion, elle devrait être
i que le l'ait de la retraite des Autrichiens o'entralneraH pas aécessairemenl celle de nos troupes. Hais ces recommandations de M. Thiersse trouvaientellee conformes aui engagements pris? Oui, sans nul doute; et, pour s'en convaincre, il snilii de remonter A i 01 igme de l'aflâire.
Noua avons raconté comment, dans un mémorandum de 1831, les principales Puissances s'étaient concertée! poui obtenir du Saint-Siège certaines réformes réclamées par la Romagne Ce Fui de Casimir Périer que vint l'initiative de ceconcerl Non que Casimir Périer s'inquiétât beaucoup il«' la liberté des sujets «lu Pape : mais il ne lui avait pas échappé qu'il fallait fairedroita leurs griefs si on voulait étouffer les germes d'une insurrection qui, en attirant les autrichiens sur le Pô, aurait pu donner une secousse •> I i urope, a moins qu'elle ne se fût prêtée de bonne grâce .< un accroissement démesuré de la puissance autrichienne m Italie, i «• calcul était juste, et I é vénemenl le prouva : le Pape n ayant accordé a ses sujets qu'une partie des réformes demandées par les grandes Cours, les légations se soulevèrent, I Vulriche intervint en armes, h pour contrebalancer l'effet de la présence
des autrichiens, la France dut occuper \nc De sorte
que la prise d Kac avait poui cause première et
laine I inexécution du mémorandum de 1831, le refus de calmer les met ontenlements de I Italie
Il est vrai qu'en 1832, Casimit Périot consentit à une • onvention par laquelle In l ram • .> retirer
sea troupes aussitôt après I évacuation de I Italie par les troupes autrichiennes Mais ,-,.|.i signifiait il que la re traite des ii sdiïl suivre celle des lulrirhiens nécu