CHAPITRE Ml
smrement, ipso facto, sans négociations préliminaires, sans entente préalable entre les deux gouvernements, sans garanties stipulées pour l'avenir? Entendre ainsi la convention c'eût été en sacrifier l'esprit à Ja lettre, c'eût été ruiner par la hase la politique même de Casimir Périer. et exposer de nouveau, le Pape à une révolte. l'Italie à une intervention autrichienne. Ancôneà une occupation française. l'Europe à un conflit.
Voilà ce que comprirent parfaitement MM. de Broglie et Thiers. M. Thiers surtout-, et on doit les en louer.
Quant à M. Mole, il eut le tort, comme on va le voir, de ne pas se défier suffisamment de la diplomatie italienne. I. homme qui. à cette époque, la représentait le mieux, était M. Capacini, esprit singulièrement délié. I! rencontra M. de Metternich à Florence, -t ce tut là que le deux diplomates préparèrent le piège dans lequel M. Mole devait tomber. L'essentiel, pour eux. était d'empêcher entre Paris et Vienne imite négociation relative à l'évacuation d'Ancône. Car ils prévoyaient que. dan-- ci' cas, le gouvernement fiançais ne manquerait pas d'élever des difficultés, «l'exiger des garanties, si même il n'allait jus
qu'à dire . « tant que la situation de l'Italie restera ce qu'elle était lors du mimiorniiiliim de ls:ii. d'invincibles haines fermenteront dans la Romagne, et l'intervention autrichienne planera comme une menace de chaque jour sur l'Italie en deuil Nous nous demandez d'évacuer Ancône ' Faites disparaître les causes qui nous j conduisirent. Rappelez-vous le mémorandum de 1831. Vpaisez la Romagne, dont les espérances légitimes so"hl contenues niais non pas éteintes, i MM, de Metternich el Capacini voul.'iieni absolument prévenir une déclaration de ce
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genre, >'i M. Mole ne U> devina pas. t n jour donc, le représentant de la Cour dr Rome a Paris courut annoncer .m ministre français, comme une nouvelle satisfaisante pour le Cabine) il<-> ruileries, que I1 Autriche se décidait enGn a se retirer des 1 lats du vu ni Siège, ne paraissant pas d'ailleurs mettn doute que les i rançais sur-le-champ u'a-
bandonnassenl \nci M. Holé, qui ne connaissait l'affaire qu'impai faitement, trouva la conséquence naturelle, ri ilnes'aperçul de la surprise que lorsque M. Desagea lui eut appris quelle avait été la politique de ses prédi seursel de quelle manière la question se trouvait engagée
i évacuation 'l tacône >'ui lieu !<• 25 octobre is;>>. et l;i sensation qu'elle produisit en i rance fui <l autant plus forte, que les esprits j étaient alors échauffés par une ligueardente, audacieuse, redoutable au ministère, redoutable au mi
i .i victoire parlementaire remportée par M. Mole lora de la discussion des fonds secrets semblait avoir abattu pour jamais la coalition dont nous avons indiqué l'origine. 1 1 en effet, grand fui d'abord le découragement des vainus M. rhiera avait quitté Paris, Et, pour ce qui es! de M Cuizol, ses amislejugeaienl en pleine décadence.
Pa |u une discussion solennelle el réconte le leur avait
montré faible, dépourvu d habileté à la foisel de hardiesse, ■ hen hanl sa route >i un pas incertain au travers des pai lis, et a embarrassant dans de misérables redites, ils - é
taienl llguré que celle i violente avait enfin épuisé sa
vigueur, querelle intelligence avait jeté sonderniei éclaii 1 1 il* en étaient tellement convaincus, que, dans le pat lage hàlil dea rôles «pu- dialribuail leui amhilion, lia ii< ut !.. .mi nu ii i. poui leur ancien chel en lui ré