CHAPITRE
pas manqué d'énumérer les divers avantages que promettait à l'Autriche l'auguste amitié delà France. Conviction diflicile à faire prévaloir dans une Cour où de telles idées réveillaient naturellement de douloureux souvenirs ! Car enlin. Marie-Louisedevenant l'épouse du triomphant empereur des Fiançais, n'avait-elle pas été le gage de la protection accordée à l'Autriche vaincue par un soldat inévitable? Et. en remontant plus haut, n'était-ce pas du sein de l'Allemagne qu'était sortie, pour venir mesurer la distance qui, dans notre pays, sépare un échaf'aud d'un trône, cetle bette et imprudente fille de Marie-Thérèse, cette pauvre femme qu'avait si vite emportée une révolution nécessaire et puissante comme le destin, mais, comme lui, terrible et sans pitié?
L'accueil que les ducs d'Orléans et de Nemours reçurent à Berlin fui très-gracieux et plus sincère qu'on ne le crut généralement en Furope. Le roi de l'russe était un esprit modéré. Au plaisir d'offenser La Fiance, il préférait l'avantage de se l'attacher en la câlinant, et, quoique engagé autrefois contre nous dans une guerre d'extermination, il ne partageait, à l'égard du gouvernement français, ni les liers ressentiments de l'empereur de Russie, ni les défiances systématiques du vieux diplomate autrichien, il offrit donc aux deux princes français une bospitalité toute royale, il a <'n fallu! pas davantage ils \ irenl aussitôl se presser sur leurs pas les imitateurs du souverain, foule nombreuse donl la bassesse leur lit cortège.
Lux. cependant, ils avaient soin île se montrer magnifiques, ajoutante la courtoisie des manières les séductions d'une prodigalité habile. D'un autre côté, pour Les hommes qu avait gagnés, au-delà du Rhin, la contagion héroïque
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des idées modernes, pour le peuple, que tourmentait un besoin de liberté, c était quelque chose d'émouvant que I .m ivée de deux princes faisan) voyager avec eux, en dépit d'eux-mêmes, la vivante image d'une révolution dont ils avaient bien pu abjurer la politique, mais dont ils étaient forcés, après tout, de portai el d'agiter les couleurs.
De Berlin, ils se rendirent a Vienne Et la ;m-si on leur lit un accueil de nature a encourager leur secrète espérance; la aussi, la foule laissa éclater, à leur vue, une
sorte de curiosité pasa née. On raconte, .1 ce sujet, que
H. de Metternich alla jusqu'à dira Vovtavei •/ Paru utionnairet tcéléraU, nous avons ici des révou lutionnaires niais
l e dut de Nemours n'était pas bomme .1 m faire aimer, • .ir il avail un maintien raide à l'excès et des airs dédai gneux Mais son frère fui charmant. Bientôt on ne s'entretint plus, p.i lesdames de Vienne, que de l'amabilité du
duc d'Orléans, desabonne mine; >i bien que le parfum
de cette popularité de salon lui monta aisé ni 1 la tète
i'i l'enivra 1 .1 princesse rhérèse, fille de l'archiduc
< harlvs, lui avail plu il 1 insinua dans les I nés grâces
du père, devin! hum du Ris; el, quand loul lui parut -uili-.iMiiiniii préparé poui le succès, il n hésita pas .1 se déelarci 1 archidw Charles parut prêt à accepter la proposition. Mais une autre approbation que la (tienne étall
nécessaire M deSainl \ul. ou rt chez le ministre au
m 11 hi< n. lui i.ui pari de ce qui se passe, lui montre la lettre d< m rhiers. M de Metternich, tout en se mon tranl
touché des aiderai s qu'on fiisail valoii auprès de
lui. répondit que 1 élail ■• la famille qu il appartenait de déridri la question, ce qui ressemblait à uni mes