‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 141 sur 220 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

servant quelque ambassade. Lui-même, au reste, il paraissait livre à un trouble que n'avait pas encore connu son orgueil. Retiré au Val-Ricber, loin du spectacle îles affaires et de leur tumulte, il paraissait résignée sa défaite, il se l'avouait.

Mai- il \ avait \m homme, M. Duvergier de Hauranne, qui portait, réunies en lui et vivantes, toutes 1rs colères de la coalition, momentanément dissoute. Ce fut son souffle i|iii la ranima : ce fut lui qui donna le signal de la reprise des hostilités dans un article que publia la Revue française, il s'attachait à j prouver nue 1rs ministres étaient insuffisants; qu'ils avilissaient le Pouvoir par un système de corruption et de bascule; qu'ils compromettaient le gouvernement représentatif par une outrageante affectation de dédain à l'égard de la Chambre, et à l'égard de la Couronne par une docilité sans mesure. Réduit à ses propres forces, M. Duvergier de Hauranne n'aurait probablement pas mené à bout l'entreprise. Mais avec lui. ,\ côté de lui, et par suite d'un concerl préalable, étaient descendus dans l'arène trois hommes de talent. appuyés sur la presse : M. Chambolle, rédacteur en chef du Siècle; M. Léon Faucher, du Courrier français, M Léonce de Lavergne, du Journal général de Frana De sorte que la coalition avait pour organes officiels trois journaux quotidiens, dont deux appartenaient à l'Opposition dynastique et le troisième à l'école doctrinaire. Une force nouvelle venait de se produire : elle eut, suivant l'usage, des adorateurs! Les ambitions commencèrent à se déclasser et la polémique se déchatna. Le Constitutionnel était naturellement entré dans la ligue, que les feuilles radicales appuyaient, sans en faire partie, en haine du

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Pouvoir 11,1 fit, but la maxime aussi bile que vantée le r<n n'i/nc n ne gowotrne no* , mille commentaires ingénieux, injurieux, menaçants, hypocrites, sincères. \><r une égale impétuosité, lis uns attaquèrent la majesté royale, les autres la di rendirent.

li. comme pour combler la mesure des agitations, l'intolérance d'une partie du clergé n inl tout-à-coup ranimer les haines, .1 peine assoupies, du libéralisme. A Reims, un prédicateur de passage ayanl osé, du baul de la chaire, laisser tomber Bur la mémoire du captif de Sainte-Hélène des paroles il insu lie. l'habitation du missionnaire fui envahie dans 1 emp rtemenl d'une émeute aussi déplorable que le r.ni qui I avait provoquée. \ Clei monl 1 1 1 rand, un m andale inouï m. minait, dans le même temps 1 1 'l>'< ambre 1 B38 . la moi td'un des plus hardis adversaires des |é- Buites, le comte de Montlosier. En vain M de HonUosier avait-il témoigné 6a ferme volonté de mourir dans les bru de l 1 glise ce que 1 évi que de Clermonl exigeait de lui • ri.iii le désaveu de sa vie entière, une rétractation publique, la condamnation de Bon fameux Hêmoirt à consulter j et, parce qu il avail refusé jusqu'au bout de > mur les intérêts de la religion liés à la cause mondaine des jésuites, les portes «lu temple furent fermées à son cercueil, 1 esprit de la Hulavration semblait revivre la ville de

( lei il s'en émut, et, avec une pieuse unanimité dere-

d inemenl, d'amertume, le peuple accompagna

.m champ du repos 1rs restes mortels qu'abandonnaient les ministres du Dieu de la < liarllé,

1 ce w andale a en joignit un autre >l une nature bien

différente, m. us qui n on remua ras u t fortement 1 0

pinion.bepuisquelquv temps, do sourdes rumeurs faisaient

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