CHAPITRE XII
<( l'adresse : je vais vous en donner lecture. » Et il lut. en effet, une note par laquelle il déclarait qu'à son sens une administration plus forte était nécessaire : 1° pour couvrir la Couronne contre les attaques dont elle « ' tait l'objet : 2° pour rallier une majorité dans la Chambre, scindée en deux moiliés égales et partagée comme en deux camps rivaux: 3° pour imprimer une marche plus nette aux affaires et relever l'administration aux yeux du pays, il serait difficile de peindre quelle fut, à ces mots, la stupeur de MM. Debelleyme, de Jussieu et de la Pinsonnière. Ils s'expliquaient mal que M, Dupin, porté au fauteuil de la présidence par les suffrages du parti ministériel, se rangeai si facilement du parti des coalises : il se décidait bien tard I et il allait du c Hé des victorieux !
Le 4 janvier 1839, la Chambre eut connaissance du projet d'adresse, et l'on devine combien lurent divers et emportes les sentiments qu'il excita. Les uns ne se possédaient pas de joie et se répandaient en éloges. Les autres s'indignaient : MM. Guizot et Thiers osaient donc tendre la a m. comme Opposition, a celle Pologne qu ils avaient abandonnée comme gouvernement ! ce trône qu'ils avaient autrefois couvert de la sanglante égide des I h- de septembre, voilà qu'eux mêmes ils venaient le livrer aux coups des partis en fureur! On remarquait, eu outre. qu'impitoyable pour les actes du ministère Mole, le projet d'adresse était, en ce qui concernait l'avenir, d'une réserve excessive , el Ion concluait de là que les rédacteurs, qui entendaient redevenir ministres, n'avaient voulu se lier par aucun engagement. Eh quoi! eux qui > exprimaient d'une manière si nette sur la nationalité polonaise, déjà sacrifiée, ils n'avaient rien trouvé à dire
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sur la nationalité belge en péril, «nie ces mots cruellenii'ni vagues Nous attendons le résultai des négociations! licence n'était-elle pas significative? Ne -uilisn it elle pas pour trahir derrière l'étalage des principes la présence des ambitions '
Tels étaient les discours par lesquels >>n s'animait de pari el il autre a la lniti- prochaine, lorsque i<Hit-;i coup fut lancée une nouvelle dont le ministère avail beaucoup espéré le drapeau tricolore flottait sur les murs de Saint-Jean il t lloa kprès avoir long-temps, et toujours en vain, demandé justice bu gouvernement du Mexique de certains griefs justement élevés par les négociants français, le i abinel des Tuileries avait enfin recouru a la i"i. Le président Bustamen te avant repoussé l'ultimaiiim de la t rance présenté par le baron Deflaudis, les ports de la république mexicaine avaient été mis d'abord en étal de blocus. Mais le Mexique s'obstinanl dans ses refus, le contre amiral Baudin, vaillant homme de mer, était parti avec mission d'en finir, et le 27 novembre cinq vaisseaui d'attaque bombardaient le rorl de Saint Jean-d'i lloa Dans l'espace de l heures, les cinq vaisseaux avaient lire 8,000 boulets et 320 bombes; Ylphigénù seule, avec ses SO canons de sabord, avail lam •■ i. 100 boulets, plus de i coups par pièce a la mi nule . la lour des signaux, t Saint lean il t lloa, ne pré sentait plus que débris; le CabaUrro, géant de pierre était tombé i ennemi n avait plus qu •> se rendre t e général mexicain Bincon occupait Vers < rui le contre .min. il Baudin le Ht prévenir, par le lieutenant Doret, que si, dans la matinée du ,v i huit heures, la capitu l.iiinii ii i-i. ni pas lignée, les Français recevraient le