‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 146 sur 220 · CHAPITRE Ml · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ml

h dit-il. est notre allié. Changer le texte convenu sans.en conférer avec lui est absolument impossible. » L'observation était juste : on dut se décider à consulter le chef delà Gauche. Et M. Guizot allait se félicitant de son heureuse inspiration, car il tenait pour certain que M. Hanoi n'oserait pas se montrer plus monarchique que lui. Il en fut autrement. Interrogé, M. Barrot n'hésita pas à se prononcer pour une rédaction moins âpre, moins menaçante. On convint, en conséquence, d'un amendement que M. Billaut devait présenter le lendemain et qui devait être adopté par la commission. Mais, dans la soirée, M. Odilon Barrot ayant raconte à ses amis ce qui venait de se passer et s'étant vu désapprouvé par eux, le projet d'amendement fut abandonné, et l'on attaqua les usurpations de la prérogative royale aussi péremptoirement que M, Cuizot le désirait.

Du reste, les appréhensions de M. Thiers ne devaient pas se réaliser. Au vote définitif, 221 voix adoptèrent l'adresse modifiée. Quanl à l'adresse rédigée par commission, elle eut pourclle 208VOÎX, et, dans le nombre, celle du marquis de Dalmatie, fils du maréchal Soult, celle de son pendre. M. de Mornay. celles enfin des deux frères de Casimir Périer. Le ministère se sentit perdu. Mais le roi était là, encourageant ses ministres, leur souillant la persévérance, les excitant à ne pas abandonner, par une soumission trop prompte aux décisions de la Chambre, lesoin de la prérogative royale. <m tenta donc un nouvel effort Le corps électoral pouvail être séduil ou intimidé : on le crut, et la Chambre fui dissoute.

Uors vous eussiez vu, dans celle arène ouverte aux pa-sions. les partis se précipiter pêle-mêle ci haletants.

IH>1lllHt Dt 1H-V »\~.

Ce fut un désordresans nom, une corruption sans exemple, un déchalnemenl inoui de violences. Pour écraserses enel pour vivre, le ministère mil loul en feu. De chaque coin de la France, préfets el sous-préfèts bohI mandés à Paris, el ils regagnent aussi) >i leur poste, 1 1 defirmans électoraux. Laprovin e est inondée de feuilles ministérielles distribuées d'une main prodigue, au compta des fonds secrets. On promet, on menace M PersiL, président de la commission dés monnaies, étail entré dans la coalition ; on oublie ses déplorables services, el traité de rai lieux par l>' Journal det Débats, accusé d'avidité par la Preste, il eal frappé d'une destitution aussi brutale qu'imprévue. M. Bruley, préfel de Fara-el Gareaoe,daoom é i omme un fonctionnaire trop indépendant, esl appelée Paris, el il se croise en quelque sorte, sur la route, ave* son successeur i n vue des élections, les places sont • omme mises k l'eai an. On accorde aux communes qu il faut gagner, les secours qu'elles réclament, soil pour réune église, Boil poui achever un postt, aoil pour bndei un hospii e, soil pour établir une bibliothèque. Béa pamphlets soldés par la police su < èdenl aui pamphlets , ci. suivant nne expression du temps, les mallea-posle* parties de la capitale pour sillonner la France ajéiaaaaaul

sous le poids des cal nias qu'elles tranaportenl i n fm

midable nyslcme de dénigrement poursuit, atteint ai aa vetoppe quiconque • esl dé laré contre le ministère M Cuizoteal déchiré pai des hommes qui furent taa aania i i's tympathiea de H, rhiers pour la re no i bristine sonl commentées pai les plus odieux mcitHonges, el on lii dans une feuille ministérielle \i dsrniei bal donné pat le prince i chacun remarquait un admirable colliei de

Page 1