CHAPITRE XII
« perles que portait madame Thiers et qu'on estimait « 50,000 fr. Il sedisait hautementque ce collier avait été « donné à madame Thiers parla reine d'Espagne. »
De son côté, la coalition troublait, agitait, tourmentait, embrasait le pays. En face du comité Jaçqueminot. qui appuyait, le ministère, s'étaient formés plusieurs comités répondant aux divers partis confondus dans la coalition, savoir : le comité doctrinaire, composé de MM. Guizot, Persil, Duchàtel, Joseph Périer, deRémusat, Raguet-Lépine, Jauberl ,Duvergier de Hauranne : le comité du Centre Gauche, composé de MM. Thiers. Berger, Boudet. Eaumartin. Mathieu de la Redorte-, Cochin, de Dalmatie. ~i.auoeron, Gouin, Muteau, Sapey; le comité de la Eauche. c( mposédeMM. Barrot, Chambolle Clauzel, ïracy, lsuml.crt. Guyet-JDesfontaines, Demarçay. El. au-dessus de ces réiiiiidiis. <in eu avait formé une dans laquelle figuraient les chefs et qui devait imprimer à la coalition un mouvj ment d'ensemble.
Là venaient aboutir les renseignements^ là s'opérait entre dis hommes autrefois rivaux ou ennemis, je ne sais quel liiz h iv éch inge de s sn ices et de complaisances; là brûlait le foyer des frivoles désirs et des passions jalouses. Que d'espérances couronnées si l'on triomphait : et. si l'on
sua ombait, quelle 1 te' Mais, pour l'activité, pour IYm-
piHhm-ni. pour l'énergie factieuse, pour le délire de la
colère allui sdans l'ambition, nul n'égalait IL Guizot.
« C'est un austère intrigant i, avait dit de lui un littérateur '!<• l'époque, M. de LatOUChe, homme d'un esprit
étincelanl ri d'une implacable probité. Et ce mot terrible, les adversaires de ML. Guizot se plaisaient alors à le répéter, Martyr, en effet, de son propre orgueil, esclave
U8TMU H l'i\ US.
des plus fougueuses puissances de l'âme, tantôt s'adress.nii ;t ceux qui exerçaient encore des Fonctions, comme M. \ivicii. il leurdemandail d'émouvoir l'esprit public par l'éclat de démissions collectives el hautaines; tantôt il gourmandail les scrupules de M. Barrot, alarmé du concours des légitimistes ; tantol enfin, la bile sur le front el l'œil plein cli' haine, il crîail à ses ;illie<. trop timides:
N'oubliez pas, surtout, n'oubliea pas de faire peur aui préfets. t,»u ils Bâchent bien que demain peut-être nous serons vainqueurs el inflexibles. »
Des comités avaient pris naissance dans pics, nie toutes ii- \iiir- de France, qu'entrainail l'exemple de Paris; el il rallait, par d'imposantes démonstrations, empêcher la dispersion des efforts el les défiances. La coalition, d'ailleurs, ne devait pas avoir l'air d'un complot Les chefs résolurent donc de continuer par des manifestes la guerre . ommencée par une Bttaque souterraine. Des déclarations publiques, véritables réquisitoires contre leCabinet, furent adressées a \i\ par H. Thiers, ;'i Chaun] par M. Odilou Barrot, ;< Sancerre par M Duvergiei de Hauranne, a ffa poléon- Vendée pai M. < hambolle, a i isieux par M «.ni/ni . Ce dernier fil plus; et, comme les ministériels, semanl
l épouvante, aflecl ni <\ n\ pelei la coalition la (action da
la guerre, il é rività M Leroj Beaulieu une lettre que les Journaux publièrent el dans laquelle il s'exprimait enrea termes, touchant la paii
Lapali peut etra compromise de demi manli ree
l'arum- politique bible, peu digne, il qui Mènerai I l*bonnew
iniiiiii.il , p .1 i m | olltlque Imprévoyante, ni.iiii.ii.il. , etqnl i ondulrall nul
|i > .il!