‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 152 sur 220 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Premiers débals entre les chefs de la coalition : M. Gui/oi demande le ministère de l'intérieur; on If lui refus»-. — Cabine! de Centre (iam he e~a\< ; rouunenl la combinaison avorte. - Scène devant le roi. — Piège tendu à M. Tbiers. — Ambassade offerte ■< M. TMers pour l'éloigner. — Nomination d'un ministère provisoire. — M. Passy, président de la Chambre. — Nouvelles combinaisons vaincineiii essayées. — Effroi de la bourgeoisie : fermentation générale. — Insurrection du 12 mai. — Formation d'un nouveau ministère. — Barbés, Martin Bernard; leur procès; leur altitude devant les juges; leur condamnation ; physionomie de la capilale.

Ce qui précède prouve qu'à aucun prix la bourgeoisie, en France, ne voulail être asservie par la royauté. Elle aurait voulu l'asservir, au contraire ; niais ci' qui suit va montrer quelle était a ici égard son impuissance. Vinsi ressortira, sous ses deus aspects, l'absurdité du régime qui mel lace à lace un roi ci une assemblée. I.i nous avions besoin d'indiquer d'avance la conclusion, pour expliquer comment nous avons pu aborder sans dégoût le récil des intrigues auxquelli s la chute du ministère Mole ouvrit carrière. Pour l'homme d'Étal et le philosophe, l'histoire n'a pas de moindres enseignements quand elle se rapetisse que quand elle s élève.

La coalition s'étanl formée par l'alliance momentanée

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des doctrinaires, du Centre Gauche et de la Gauche, elle ;i\;iit eu naturellemenl pour chefs MM. Guizot, Thiers et Odilon Barrot. <>r. il \ avait dans le gouvernement tmis grandes positions politiques : le ministère de l'intérieur, celui des affaires étrangères, et 1 «i présidencedela Chambre.

Do irait-on l'une è M. Guizot, l'autre à M. rhiers, la

troisième à M Barrot? Rien ne paraissait plus équitable,

et H. Guizot ne l'entendait pas autre ni .

Hais pour la plupart des membres de la Gauche, le chef do parti doctrinaire n'avail pas cessé d'être un homme dang< reux. Il> le savaient indifférent <'n matière politique, prompt a s'accommoder aux situations les plus diverses,

le enfin de passer au service delà prérogative royale, >.uii .1 faire ensuite de sn mobilité même un orgueilleux . il a se parci de sa défection. Ils le voyaient déjà esclave violent, impérieux, du roi; et ils se souvenaient de Strafford , servant avei fureur le despotisme de ( haries I", après l avoir avec Fureur dénoncé el combattu. D'ailleurs, il n'était pas douteux que, devenu ministre, M Cuizol ne l'empressal de distribuei i ses amia lea places dont il disposera ujct d'alarme poureer-

imisde M Darrol, qui prétendaient bien avoir leur part dans le partage des dépouilles conquises !

M. rbiere chercliu-t-il è entretenir res répugnances

afluiblii une influence redoutée par son ambition? On le lui a reproché depuis, nais injustement Son seul .. i. >i ■ i]e --"ii m

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