CHAPITRE Mil
cha à prouver qu'enlever à M. Guizot toute participation
aux bénéfices d'une victoire remportée par son concours, ne serait ni prudent ni équitable. Et toutefois, il n'allait pas jusqu'à demander pour le chef du parti doctrinaire le ministère de l'intérieur. L'assemblée était incertaine, la délibération fut pleine d'anxiété. Enfin, il fut décidé qu'on offrirait à M. Guizot le portefeuille de l'instruction publique, el que. s'il s'en contentait, il serait soutenu par la Gauche.
Fier d'un sucées sur lequel il comptait à peine, M: Thiers court en informer M. Guizot. Mais dans ce qu'on venait lui annoncer comme une heureuse nouvelle, ce dernier ne vit qu'une injure, et il témoigna le désir de s'en expliquer hautement.
I ne entrevue, qui devail être décisive, l'ut donc ménagée entre M. Barrol accompagné de MM. HavinetChambolle, M. Thiers accompagné de MM. Mathieu de la Redorte ci Roger, ei m. Guizot. auquel s'étaient joints MM. Duvergier de Hauranne et de Rémusat.