I.a discussion s'engagea, vive delà pari des nus. et
de la pari des autres, grave, solennelle. Pressé de consentir à une transaction qui tranchait toutes les difficultés, M. Guizot déclara qu'il ne pouvait accepter la position secondaire qu'on lui abandonnait, sans laisser amoindrir ci insulter son parti dans sa personne. Mors, dans nu discours aussi ingénieux qui pressant, M. Chambolle essaya
de le ramener a des prétentions munis hautaine- que
craignait-il .' Que son influence ne fui trop petite dans le i onseil - H n'avail que i,- portefeuille de l'instruction publique.' Mais l'importance d'un ministre résulte moins de sa |il.e c d.m- la hiérarchie ministérielle que de sa valeur
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personnelle <'i <l<' smi talent. H. Guizot, simple ministre de l'instruction publique, cesserait-il pour cela d'être aux yeux du public un des hommes les plus considérables du Cabinet Moins que personne il devait être retenu par cette crainte, lui < | u i avait déjà occupé le poste qu'on lui offrait maintenant, el qui l'avait occupé de rai on à attirer -m- Un tous les regards. Si on lui refusai! le ministère de l intérieur, ce n'étail nullement pour l'offenser . Mais étaitil juste d'exiger des amis si nombreux de M. Thiers <•! » i» - M Barrot, qu'ils Gssenl le sacriGce du Conseil d'État, des préfectures, des Bous-préfectures, » l« — emplois vraiment politiques, au chef du parti docti inaire, parti qui, dans la
Chambre, nmptail |>;i- plu- de trente membres, et qui
ne tenait, au dehors, d'autre place que celle de son aacienn« impopulai ité ?
v ces considérations, développées par M. Chambolle avec convenance el dignité, M, Guizol répondit par une proposition forl embarrassante pour ses adversaires. » Si M ni h i< in ii.ii lui , dit-il, veut pour lui le ministère de l'intérieur, je le lui cède, ;i condition qu'on me donnera la présidence de la Chambre, i -i ce trop exige) ' i i cot lition i ''u i ■ . » i — chefs, el j en Buis un il j .> ii"i> grandes positions ,i occuper, el |e ne demande que celle dont vi\i Barrol et fbiera ne voudront pas Quoi de plus légi i ime
\ ion tour, et avec beaucoup il éloquence, beaucoup de feu m de Rémusal lit reaaortii le danger de rompre ii- i.iisi i'.iu que la coalition avait Formé il exposa que lea empiétements de li prérogative royale ne pouvaient être arrêtés que par une alliance étroite entre mm Barrot, liuizol cl iIihts. que, celle alliance une ( < > i> brisée, la
CHAPITHF. XIII,
Chambre ne tarderait pas à être dominée ou asservie; qu'en présence d'une autorité permanente entourée du prestige que donne la majesté royale, douée de la force qui se puise dans l'unité, rien n'était plus à craindre que le fractionnement des partis parlementaires, et qu'il y allait de l'existence du régime constitutionnel : que. d'ailleurs, entre les doctrinaires et la Gauche les dissidences d'opinions n'étaient pas si réelles qu'un habituel contact ne les pûl aisément faire disparaître •. que la coalition axait déjà détruit bien des préventions injustes, ('moussé beaucoup d'aspérités apparentes, el qu'il était aussi facile qu'urgent de poursuivre une œuvre de conciliation heureusement commencée. Et puis, il ne fallait pas. suivant M. de Rémusal. que la Gauche s'exagérât la portée de son action. Paissante sur unepartie de la société, elle était pour l'autre un objel d'effroi. Que ne gagnerait-elle pas à s'associer un homme dont le nom lui servirait d'égide auprès des conservateurs les plus défiants? Mais comment obtenir de pareils résultats si l'on commençai! par disputer à M. <.ui- ZOl . dans le Cabinet . une place digne de son talent et en rapport avec ses services ?
Pendant ce discours. M. Guizol avait donné de nombreux signes d'assentiment. Son adhésion avail éclaté surtout d'une manière non équivoque quand l'orateur l'avait montré prêl à couvrir de l'autorité de son nom les projets
de reforme nourris p;j r la (.anche, l'.l cependant on ne
put s'accorder, les amis de M.Odilon Barrol n'ayant voulu à aucun prix livrer aux doctrinaires, dans la personne de leur chef, le ministère de l'intérieur. On juge si, dans un homme tel que M. Guizol . la blessure fui proronde. Quoi ! pour rapprocher du Pouvoir ses anciens adversaires, il
J"4 narana i» m un.
s'était jeté au plus épais de la mêlée ! il avait bravé le rat, bravé la Cour, joué le démagogue, affronté îles ressentiments Furieux, renoncé au Faste de son impopularité '■■■■ Et c'était la sa ré< ompense i Habile a garder le> dehors du dédain el de la sérénité, il s'abstint également et de menacer et de se plaindre : mais la vengeance était au tond de son cœur, el bcs alliés 1 1«- la veille purent dès-lors le compter au nombre de leurs plus implacables ennemis.
Dans l'intervalle, Louis-Philippe, par l'intermédiaire du maréchal Soull . avait fail (aire * 1 * -— ouvertures à M. rhiers, ri m. rhiers avait répondu qu'il a'entrerail en pourparlers avec le roi que sur une invitation tonnelle et directe, soit qu'il craignit une embûche, >> >n qu'il tïn bien aise d'avoir entre les mains la preuve écrite des avances dont un l'honorait, i a lettre qu d désirai! lui fut adressée; les négociations s'entamèrent : et, la première combinaison essayée ayant avorté comme on vienl de le voir, m rhiers B'empressa d'appeler à lui MM. Dupin aîné, Humann, Duperré, Sauxet, Passy, Villemain, l»ufaure, loua membres du < entre Gauche, i a présidence de cet abinet aurait appartenu au maréchal Soûl t,el M rhiers
1 «'u le portefeuille des affaires étrangères 0 a
vint aussitôt d mm programme, il portail en tubstanot I* que, les nouveaux ministres ne seraient pas gênés par i.i prérogative royale dan- la distribution des emploie; 9* que, sans allai jusqu'à I intervention, on prendrait quel ques mesures protectrices de l'I spagne M, rhiers insistait beaucoup sur ces deui clauses, sui la première, parcs qu il avail hâte de remplir les promesses qui le liaient à tes amis*, sur la seconde, parce Qu'elle semblait donner un but I la coalition, qui, sans cela, risquait forl de i ester