CHAPITRE Mil. Sli
dans l'histoire nomme la plus stérile îles trames ourdies par l'ambition. M. Thiers éprouvait, de plus, une sorte de joie orgueilleuse et maligne à faire reculer le roi dans une question ijui. aux yeux de l'Europe, avait pris le caractère d'un duel engagé entre lui et Louis-Philippe.
Kt c'était pour en venir là que, pendant plusieurs mois. on avait semé partout le trouble et la haine !
Quoi qu'il en soit, la liste des noms ayant été arrêtée el le programme adopté, MM. Soult, Thiers. Humann, Dupin, se rendirent au château, tant pour interroger les dispositions du roi, que pour lui faire agréer MM. Passy, Villemain el Dufaure, qu'il n'aimai) pas et redoutait. 11 y eut quelque chose qui rappelait les réceptions de Roland ' our de Marie-Antoinette, dans l'accueil fait aux membres du Centre Gauche bien qu'aucun d'eux ne rappelât par son indépendance ou son austérité le ministre lin. Sur leur passage, la famille ro\ aie parut dans une attitude sévère el sombre. Seul, le roi les reçut avec un visage souriant. Ils traversèrent en silence les salons qui séparent de l'appartement de la reine le théâtre où devail se passer l'entrevue et chacun prit place: M. l>upin poussant jusqu'à la hardiesse l'assurance de son maintien,M. Humann conservant l'air de bonhommie mêlée de ruse qui le distinguait, h- maréchal taciturne et la tête penchée sur l'épaule, M. Thiers enfin dans un étal d'agitation qui lui permettait a peine de se t «-nii- assis. La discussion - étant ouverte sur 1rs personnes, le roi témoigna peu de goûl pour M. Dufaure, ne l'ayant jamais vu el lui croyant un caractère très-rude En entendant prononcer le nom de M Passj . il se souvint de ces mots qu'un jour M. Passj avait laissé échapper sur les marches de la tri—
JT6 HIMllIRE M Ml kKS.
bune : « Le mal est plus haut que les ministres . et il s'écria : M.Passj '. mais c'est mon ennemi personnel, il dit aussi de M. Villemain : « C'esl an ennemi de ma
i m lison •. faisant allusion par là au peu d'empiv— rment
qu'avait mi- M Villemain, en 1830, à saluer la fortune de la dynastie d'Orléans. Quelque vives que fussent des ré pugnances exprimées en de pareil- termes, If. Thiers s'em pressa de les combattre el le lit avec succès. Sur la ques lion de choses, I opposition du roi se traduisit par une grai de abondance de paroles, auxquelles, contre son habitude, M Thiers ne résista que par un Froid laconisme cm des redites obsl nées
M \ avail lieu de croire, d'après le résultat de cette première démarche, que le ministère proposé n'était point agréé par la Cour. Vussi M. Thiers l'ui-il très-étonné en recevant du maréchal Soull l'assurance du contraire rnutefois, se réunissant à ses collègues, il reprit avec eux if chemin do palais. Seulement . a la montée de 1 escalier, il dit, en hochant la tôle, ces p. unie- dont, plus lard, un devait s'armer contre lui : « Nous montons cet escalier ministres je crains bien que nous ne le descendions pas ministres Pourtant la table était dressée; les ordon
h. - n. h. ni prêtes tout paraissait conclu. Hais
M rhii r- s'était promis d'obtenir du roi des explications précises; rai une acceptation vague du programme convenu ni' -ulli-.iii | it a ses défiances il commença donc
p. n - étendre avec détail -m ce qu il ronvenail de tentei
■ ■n faveui des Espagnol*, de Christine il demanda ai on
■ Lui disposé .1 leur acrordei un secours naval ■> leui nnvnyei des armes è permettre, le ras échéant le d<-
i .n pi. m. Mit de nos mai Ins . ■> arrêter les secours en mu